Samedi 12 mars 2011 6 12 /03 /Mars /2011 06:42

Sénat, séance du 12 juin 1975. Débat sur la réforme du divorce. (J.O. p. 1517-1518)

 

 

Après avoir cité Jean Cocteau-" La mode, c'est ce qui sera démodé demain"-,

Maurice Schumann déclare:

 

" Si le divorce-j'insiste sur ce point- est imposé au conjoint qui le refuse,

il y a négation du mariage et, par définition, il y a contrainte.

 

(..) Alain Toffler, dans (..) Le choc du futur, nous annonce avec angoisse que nous entrons dans le monde de l'héphémère. Monsieur le garde des sceaux, le philosophe que vous êtes [ Jean Lecanuet était agrégé de philosophie] connait la parenté, la connivence secrète de l'éphémère et du désespoir. Une occasion vous est offerte de refuser le désespoir en assignant des limites à l'éphémère."

 

 

Sénat, séance du 18 juin 1975. (J.O. p.1702)

 

 

Maurice Schumann cite d'abord le chapitre 16 de L'Esprit des Lois de Montesquieu:

 

"Il y a cette différence entre le divorce et la répudiation que le divorce se fait par un consentement mutuel à l'occasion d'une incompatibilité mutuelle,

au lieu que la répudiation se fait par la volonté et pour l'avantage d'une des deux parties indépendamment de la volonté et de l'avantage de l'autre."

 

Puis il déclare:

 

"  L'introduction du divorce par volonté unilatérale reste, selon nous,

le signe d'une régression morale sur laquelle nous entendons alerter le pays. (..)

C'est la première fois (..) qu'une faute sera créatrice d'un droit."

 

 

 

 

Par Hocq
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