Samedi 16 juin 2007


Ce blog a été créé par une personne qui prépare,
depuis l'été 2006, 
une thèse de doctorat dont l'intitulé est:

"
Maurice Schumann: 
journalisme, politique, engagement
".

__________________________________

Son directeur en est  
Christian DELPORTE, 
Professeur des Universités,
Président de la Société pour l'histoire des médias,
directeur scientifique de la revue  Le Temps des Médias, Revue d'Histoire.

L'école doctorale est
Cultures, Organisations, Législations (COL),
le laboratoire de recherche le
Centre d'Histoire culturelle des sociétés contemporaines
(CHCSC),
à l'Université de Versailles-Saint-Quentin
en Yvelines
(UVSQ).



Ce blog a trois objectifs:
-remercier toutes les personnes qui m'ont aidées dans mes recherches,
-recueillir des témoignages ou des documents sur Maurice Schumann,
-proposer à tous ceux qui s'intéressent à l'itinéraire de cette personnalité 
une chronologie détaillée de sa vie, des indications bibliographiques, des photos, des citations de lui...

A bientôt et merci d'avoir consulté ce blog!


Christian Hocq
-Rougeayres *

 (* pour éviter toute confusion avec mes homonymes,
j'ai rajouté à mon nom, HOCQ, hérité de mon père, 
celui de ma mère, qui est ROUGEAYRES.
Je le fais d'autant plus volontiers que cela me donne l'occasion de rendre un hommage post-mortem à mon grand-père qui était professeur d'Histoire au lycée de Cahors (Lot).)

Par Christian Hocq
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Samedi 16 juin 2007

Par ordre chronologique... 

-Francis DELANNOY,
président de l'Association Maurice Schumann, 
qui siège 7 rue Léon Salembien,à Tourcoing (59200). 
Notre premier contact remonte à la mi-juin 2006.

-Lucie SCHUMANN,
veuve de Maurice Schumann, qui a répondu,
à plusieurs reprises, à  mes questions 
depuis notre premier entretien, début juillet 2006 . 
J'ai eu l'occasion de la rencontrer, la première fois, 
à la Fondation de la France libre, à l'occasion de  l'Assemblée générale 
de l'Association  du 17 octobre 2006.

-Béatrice ALBOUKER , née SCHUMANN
et son époux, Robert, avec qui je me suis entretenu.
( Béatrice ALBOUKER est la troisième fille de Maurice Schumann
la seule habitant en France, Christine résidant à Bruxelles
et Laurence aux Etats-Unis).

-
l'historien Thibault TELLIER, 
rencontré , la première fois, à Tourcoing (Nord) le 19 juillet 2006. 
Avant d'écrire un livre sur Paul Reynaud (Fayard,2005) 
couronné par l'Académie française, 
il avait rédigé un mémoire de maîtrise en 1991 sur
 
Maurice Schumann 1939-1945, une voix dans la nuit.,
dirigé par Jean-François SIRINELLI,  Lille III. 
Non seulement Thibault Tellier m'a laissé sa maîtrise mais tous les documents qu'il avait collectés pour la réaliser. 
Qu'il en soit,une nouvelle fois, remercié!
 

-François-Xavier MICHAU
, 
qui m'a fait parvenir, fin août 2006 ,son mémoire de maîtrise,
rédigé en 1985, sur... 
Maurice Schumann de 1911 à 1940, l'homme et ses écrits. 
Il avait été dirigé  par Yves-Marie HILAIRE, de Lille III.

-
l'historien Bruno BETHOUART, 
Il m'a envoyé en septembre 2006 son mémoire de maîtrise
sur
le MRP dans l'arrondissement de Lille,  Lille III, 1972,
point de départ de son livre- de référence- sur
 Le MRP dans le Nord-Pas de Calais, Ed. du Beffroi, 1984.

Patrick DELNATTE, alors député gaulliste,
rencontré à sa permanence , à Tourcoing, le 11 août 2006.

-le docteur René KNOCKAERT 
et son épouse rencontrés,  la première fois,
 à leur domicile de Fleurbaix 
(Pas-de-Calais) le 15 septembre 2006. 
Le Dr Knockaert, un des meilleurs amis de Maurice Schumann, 
m'a  aidé de ses conseils autant que de ses
confidences. 
Je ne le remercierai jamais assez de tout le temps
 
qu'il a consacré à m'aider dans mon travail...

-Jean FAURIE, 
rencontré à son domicile de Courbevoie (Hauts de Seine)
le 26 septembre 2006.
Il avait appartenu à un des cabinets ministériels de Maurice Schumann.

-l'historien
Yves-Marie HILAIRE,
avec qui je me suis entretenu, pour la première fois, 
le 11 octobre 2006. 
Il avait rencontré Maurice Schumann avant d'écrire
une Histoire religieuse de la France 
et
Le fait religieux aujourd'hui en France
au Cerf...

-le journaliste Jules CLAUWAERT,
éditorialiste à Nord-Eclair, avec qui je me suis entretenu 
le 14 octobre 2006.

-l'ancien Premier ministre
Pierre MESSMER,
rencontré le 17 octobre 2006 à l'occasion de l'A.G.
de l'Association Maurice Schumann ,
à la Fondation de la France libre, moins d'un an avant son décès. 
Ses réponses écrites m'ont ensuite beaucoup aidées.

-le journaliste Jacques PARINI, 
rencontré, la première fois, à Paris le 20 octobre 2006 
dans les locaux de l'Amicale du MRP.
Il reproduit les débats du groupe parlementaire du MRP 
dans Le MRP vous parle!, la revue qu'il dirige.


-Gaston BASTARD, 
"mémoire vivante du MRP", -et son épouse-rencontrés le 30 octobre 2006, 
à leur domicile de Tourcoing
.

-Marie-Louise et Marie-Charlotte HESPEL
,  
rencontrées, la première fois, le 30 octobre 2006
à leur domicile de Baisieux (Nord) 
le 30 octobre 2006.
Depuis, elles m'ont communiqué de nombreux documents. 
Qu'elles en soient de nouveau remerciées.

- Christian PONCELET, alors Président du Sénat,
rencontré au Petit Luxembourg, le 31 octobre 2006.

-Marie-Laure CORTOT, 
avec qui je me suis entretenu le 6 novembre 2006. 
Elle avait travaillé avec Maurice Schumann au conseil
de la région Nord-Pas de Calais.

-
Maurice LEMAINQUE,
militant gaulliste , rencontré le 7 novembre 2006 à Paris, 
au siège de la caisse des cadres du Batiment qu'il préside.
 

-
Pierre KERLEVEO, 
avec lequel je me suis entretenu le 8 novembre 2006.

-Frédéric LEPINAY, 
éditeur des Lumières de Lille, avec lequel je me suis entretenu 
le 9 novembre 2006.

-l'historien
Jean-Louis CREMIEUX-BRILHAC, 
ancien de la France libre et auteur d'un livre de référence sur elle (Gallimard, rééd.2001
), 
rencontré à son domicile parisien le 10 novembre 2006. 
Ses réponses écrites données ultérieurement m'ont aussi beaucoup
aidées.

-le sénateur gaulliste Jacques LEGENDRE, 
rencontré au Luxembourg le 14 novembre 2006.
Je le remercie aussi pour les réponses ultérieures qu'il m'a apportées.

-Christiane RIMBAUD, 
rencontrée à son domicile parisien le 17 novembre 2006. 
Son livre sur Maurice Schumann, sa voix, son visage, Odile Jacob, 2000, 
contient de nombreuses confidences de lui.

-Me DELERIVE, née POUILLE, 
avec laquelle je me suis entretenu le 20 novembre 2006, 
après l'avoir rencontrée chez le docteur KNOCKAERT 
à Fleurbaix le 15 septembre 2006.
  
 
-le maire centriste
Michel PACAUX,
rencontré dans sa mairie de Frehlingen (Nord) 
le 24 novembre 2006.

Il était le suppléant de Maurice Schumann aux Législatives de 1973.

-Gérard HAESEBROECK, 
le maire socialiste d'Armentières
qui avait battu Maurice Schumann en mars 1973, 
ancien député,
rencontré à son domicile le 24 novembre 2006.

-Guillaume PARISOT, 
rencontré le 24 novembre 2006 au domicile professionnel 
de Pierre KERLEVEO, à Lille (Nord),
où étaient provisoirement entreposés les archives d'André Diligent.

-l'académicien Maurice DRUON, 
rencontré à son domicile parisien le 1er décembre 2006.

-l'ambassadeur Dominique DECHERF
avec qui je me suis entretenu le 2 décembre 2006.
Il avait dirigé, pour l'UDR, la campagne de Maurice Schumann en 1973.

-l'académicien François JACOB,

 rencontré à son domicile parisien le 8 décembre 2006.

-
Roland VERKINDERE 
et son épouse rencontrés le 28 décembre 2006
à leur domicile d'Halluin (Nord). 
Son père, Adrien VERKINDERE, avait été le suppléant 
de Maurice Schumann de 1967 à 1973.

-Henri DESMETTRE,
ancien maire centriste de Roncq, et son épouse
rencontrés le 28 décembre 2006 
à leur domicile de Mouvaux (Nord).

- le journaliste Claude VINCENT,
 
qui avait travaillé à Nord Eclair,
rencontré à Lille  le 28 décembre 2006.
Je le remercie aussi pour les nombreuses réponses qu'il m'a apportées ultérieurement.

-Ginette AULOMBAR-MORLENT,
rencontrée le 9 janvier 2007 à son domicile de Bayeux (Calvados).
Son père exerçait des responsabilités
dans un réseau de la Résistance 
dépendant directement de Londres.

-le maire Philippe de BOURGOING, 
ancien sénateur républicain indépendant, rencontré le 9 janvier 2007 
à son domicile de Tracy sur Mer (Calvados).

-
l'archiviste Antoine FORTUNATO,
membre actif du Sillon catholique, rencontré le 11 janvier 2007 
au siège parisien de la Fondation Scelles. 
Sa cave est remplie de cartons d'archives...
Il m'a donné beaucoup de documents.
Qu'il en soit de nouveau chaleureusement remercié!


-Jean-Pierre PREVOST, 
ancien responsable MRP, à Forces nouvelles, 
rencontré le 9 février 2007 
à son domicile, à Amiens (Somme).

-Léon SALMON-DELCOURT, 
chef d'une entreprise textile, rencontré le 20 février 2007 
à son domicile d'Armentières (Nord).

-Alexandre FAIDHERBE, 
rencontré le 20 février 2007 à son domicile d'Halluin (Nord) 
dont il a été longtemps maire.
Alexandre Faidherbe était le suppléant socialiste 
de Gérard Haesebroeck en mars 1973.

-Franck BAUER,
rencontré à son domicile parisien le 16 mars 2007.
 Il avait appartenu pendant la guerre, 
à l'émission "Les Français parlent aux Français". 
Il dirige aujourd'hui l'Association des Amis de la radio de Londres 
Pierre Bourdan-Maurice Schumann.

-Jean-Pierre MICHAUX, 
avec qui je me suis entretenu le 18 avril 2007. 
J.P.Michaux préside la Renaissance française 
du Nord/Pas-de-Calais fondé par Maurice Schumann en 1982.

-le père Albert BRAEMS, 
rencontré, la première fois, à Armentières le 22 juin 2007. 
Il m'a prêté plusieurs livres 
dont un consacré au cardinal Liénart, 
que Maurice Schumann connaissait bien...

-le chanoine SPANNEUT,
 
rencontré à son domicile à Lille, le 9 juillet 2007.

-Roger DUTRIEZ, 
ancien maire de Perenchies (Nord), rencontré à son domicile
le 9 juillet 2007.

-Bernard BILLAUD, 
rencontré le 21 juillet 2007, à Bordes (Yvelines),
dans l'ancienne maison de campagne de Georges BIDAULT.
Bernard BILLAUD préside l'association de ses amis. 
Conseiller maître à la Cour des Comptes, Bernard Billaud a rédigé
un des meilleurs livres écrits sur Jacques Chirac (éd. de Fallois, 2005),
dont il a été un des directeurs 
de cabinet. Il m'a donné plusieurs documents. 
Qu'il en soit, une nouvelle fois, beaucoup remercié.

-l'universitaire  Jean-Luc SWITALSKI, 
pour les documents  qu'il m'a apportés.
Cet angliciste a soutenu en 1996
une thèse sur
la BBC pendant la Seconde guerre mondiale. 

-Catherine MASSON, 
pour les documents qu'elle m'a envoyés. 
Maître de conférences à la faculté libre de Lille,
archiviste aussi de la "Catho", 
Catherine Masson a rédigé un livre sur Le cardinal Liénart, 
évêque de Lille 1928-1968
 (Cerf, 2001), 
où elle cite plusieurs fois  Maurice Schumann .

-Thérèse BONTE et Guy HELLIN,
Vice-Présidents de l'Association Maurice Schumann,
rencontrés à Lille le 20 octobre 2007.
Un grand merci aussi à Marie-France et Guy HELLIN
pour tous les renseignements qu'ils m'ont adressés ultérieurement.

-Marie-Fanny GOURNAY,
ancienne parlementaire RPR et maire pendant trente ans 
de sa commune, 
rencontrée à son domicile à Caestre (Nord)
le 29 novembre 2007.

-le maire Jacques VERNIER,
ancien député RPR, rencontré à l'Hôtel de Ville de Douai (Nord)
le 29 novembre 2007.

-l'historien Eric ROUSSEL,
rencontré le 4 janvier 2008 à l'Institut Mendès France 
qu'il préside depuis mars 2007. 
En effet, après avoir rédigé des biographies-toutes de référence-
sur Pompidou, de Gaulle et Monnet, il vient d'en écrire une nouvelle
 
sur Mendès France à partir d'archives inédites.
 

-l'ancienne actrice Hélène VERCORS-BOURDAN,
rencontrée le 10 janvier 2008 à son domicile à Neuilly (Hauts de Seine).
Elle est veuve du journaliste Pierre Bourdan,
un des principaux animateurs 
de l'émission "Les Français parlent aux Français" pendant la guerre. 
Elle m'a offert un grand album sur Pierre Bourdan:
qu'elle en soit encore remerciée!

-Max VANDERMARLIERE,
Président de l'association des amis de Comines (Nord),
avec qui je me suis entretenu le 20 février 2008.

-Guy SCHOOHEERE,
avec qui je me suis entretenu le 28 février 2008.
Son père, André Schooheere, historien de Comines,
avait été un collègue de Maurice Schumann au conseil municipal
de cette commune du Nord.

-Brice EYCHENIE,
dont les renseignements et les documents m'ont aidés. 

-Henri MUSIELAK,
Conservateur honoraire du Musée de la Diplomatie à Bydgoszcz (Pologne),
avec qui je me suis entretenu le 29 septembre 2008.

-Jean CHARBONNEL,
ancien ministre du général de Gaulle et de Georges Pompidou,
figure emblématique du gaullisme de gauche,
que j'ai rencontré le 2 octobre 2008 à son domicile parisien.

-l'historien Olivier WIEVIORKA,
qui avait rencontré Maurice Schumann les 13 octobre et 19 novembre 1990, pour son livre Nous entrerons dans la carrière.
De la résistance à l'exercice
du pouvoir, Seuil, 1994.
Merci pour toute l'aide qu'il m'a apportée...

-Jean-Marcel JEANNENEY,
ancien ministre du général de Gaulle
,
rencontré à son domicile parisien le 19 novembre 2008,
et à son fils Jean-Noël, qui a permis cet entretien,

-Jean DALADIER,
le fils de l'ancien Président du conseil Edouard Daladier,
avec qui je me suis entretenu le 27 décembre 2008.

-le député de Tourcoing Christian VANNESTE,
que j'ai rencontré à l'Assemblée nationale le 7 janvier 2009.

-Philippe DECHARTRE,
ancien ministre du général de Gaulle et de Georges Pompidou,

figure emblématique du gaullisme de gauche,
rencontré au Conseil économique et social dont il est le doyen,
le 5 février 2009.

-le chancelier de l'Institut Gabriel de BROGLIE ,
rencontré le 11 février 2009 à l'Institut de France.
Gabriel de Broglie avait beaucoup travaillé avec Maurice Schumann.

-le journaliste Jean MAURIAC,
le dernier fils du célèbre écrivain François Mauriac,
rencontré à son domicile parisien
le 16 février 2009.

-Paul LEMERLE,
rencontré à son domicile parisien le 18 mars 2009.
Il avait dirigé le cabinet du ministre Maurice Schumann
de la Recherche scientifique aux Affaires étrangères, de 1967 à 1973.
Il m'a transmis de précieux documents sur les cabinets ministériels:
qu'il en soit encore remercié!

-Jacques BONNET,
Président honoraire de la Chambre régionale des comptes
du Nord-Pas de Calais,

membre de cabinets ministériels de Maurice Schumann,
que j'ai rencontré à son domicile parisien le 1er avril 2009.

-Elisabeth SCHUMANN,
une des deux nièces de Maurice,
avec laquelle je me suis entretenu le 17 avril 2009.

-Maurice DELEFORGE,
membre de l'Association des amis de Patrice de la Tour du Pin,
avec qui je me suis entretenu le 6 mai 2009.

-le journaliste André CAUDRON,
que j'ai rencontré à son domicile à Mons en Baroeul (Nord)
le 28 mai 2009.
Son père, Ernest, lui aussi journaliste, avait été ami de Maurice Schumann.
Qu'il soit encore remercié pour les documents transmis.

-Oscar JOLLANT,
président de l'Association Présence fidélité gaulliste,
rencontré le 28 mai 2009 au siège de son association, à Lille.
Merci encore pour les documents laissés. 

-l'angliciste Christine LELAIN,
brillante traductrice d'articles de Maurice Schumann


Je remercie aussi  pour leurs réponses ...

Robert GHESQUIERE,
l'Office universitaire de recherche socialiste, l'OURS,
Jacques BONTE,
Jacques DELORS,
Jean d'ORMESSON,
docteur DUCLOUX,  
Jean FOYER,
Odile LOUAGE,
Guillaume MERCADER, 
docteur RIBET
Robert BADINTER...



Je tiens aussi à remercier toutes les personnes qui m'ont aidées...

-à la Médiathèque municipale de Tourcoing,
où l'Association Maurice Schumann a déposé un fonds d'archives,

-
aux Archives nationales,
où j'ai consulté notamment-et pour l'instant- 
près d'une quarantaine de cartons du fonds de  l'Agence Havas, 
une dizaine du fonds Georges Bidault
et une douzaine de cartons du fonds MRP,
et à Ségolène BARBICHE , responsable de la Section des archives privées,

- à la bibliothèque du Saulchoir,
qui possède la collection (presque) complète des revues Sept,
Temps Présent et La Vie intellectuelle,

- à l'Institut Marc Sangnier,
qui a conservé la plupart des numéros de La Jeune République
et la thèse de Claudine Guerrier sur le mouvement du même nom,

-à la mairie d'Asnelles,
pour les adresses transmises,

-à la Médiathèque de Bayeux, 
notamment à Sylvette LE MAGNON,
pour les adresses qu'elle m'a  communiquées,

-à la Fondation Charles
de Gaulle, 
où j'ai consulté notamment la correspondance de De Gaulle
avec Maurice Schumann,
au professeur agrégé d'Histoire chargé des études et recherches à la Fondation ,

Philippe OULMONT,
et au documentaliste de la Fondation,
 
Guillaume PAPAZOGLOU,

-à la Fondation de la France libre,
où j'ai consulté tous les numéros de leur revue
,

-aux Archives parlementaires,
où j'ai consulté la totalité des interventions de Maurice Schumann
de 1944 à 1997
,

-aux Archives d'Histoire contemporaine du
Centre d'Histoire de Sciences Po,

notamment à
Dominique PARCOLLET,

-à la bibliothèque de Sciences Po,
où j'ai consulté sur microfilm tous les numéros
du quotidien
 l'aube
d'août 1944 à octobre 1951...
 
-à Christine VERSTRAETE et surtout à Christine PAQUET, 
chef du service des Archives régionales
 du Nord-Pas de Calais, 
et à toute son équipe. 
Je ne suis pas certain que j'aurai reçu- aussi rapidement- 
un dossier aussi riche sur les élections régionales du service 
d'Archives d'une autre région...


-
aux Archives du Ministère des Affaires étrangères, Quai d'Orsay,
même si on peut espérer que leur prochain transfert à la Courneuve
soit l'occasion 
d'un assouplissement de leur réglement,

-
à la bibliothèque de l'Institut Pierre Mendès France,
où j'ai pu prendre connaissance notamment du mémoire d'Emmanuel NAQUET sur la LAURS.
 

-
aux personnes responsables du Fonds Mendès France 
entreposé à Louviers (Eure),

notamment  à l'archiviste Christophe LOMBARD.
Grâce à lui, j'ai pu consulter sur place des lettres échangées 
entre Mendès France et Maurice Schumann.
 

-à la Maison du Patrimoine de Comines (Nord), 
notamment aux personnes, Gérard ZEGRES
et l'archiviste de la Mairie,Aude DAVOINE,
grâce à qui j'ai pu consulter les archives
de l'Association des amis de Comines,
celles des Municipales de 1971 et 1977
et tous les registres des délibérations du conseil municipal
entre ces deux dates.
 

-à la bibliothèque du CNRS-IHTP
(Institut d'Histoire du Temps Présent ),
à la documentaliste-archiviste Anne-Marie PATHE,
à Caroline RAYMOND et
et en particulier au responsable de la bibliothèque, Jean ASTRUC .
Grâce à eux, j'ai pu consulter les revues
Volontaire pour la cité chrétienne et La Marseillaise,
écouter le long entretien accordé par Maurice Schumann
à Odile Rudelle le 23 février 1984
et surtout prendre connaissance des microfilms 
contenant la plupart des
interventions
de Maurice Schumann à la BBC de 1940 à 1944,
dont les deux tiers n'ont jamais été publiées.


-à la Bibliothèque nationale de France (BNF)
où j'ai pu prendre connaissance. pour l'instant... 
des deux livres Le Germanisme en marche (1938) et  Mussolini (1939),
sur microfilm des numéros de l'hebdomadaire La Lumière de 1935 à 1939,
et de l'Europe nouvelle de 1934 à 1939.
J'y ai consulté également les numéros disponibles de 
-L'Université républicaine,le mensuel de la LAURS
-ceux de la revue l'Allemagne contemporaine de 1936 à 1939
- tous les numéros du mensuel La Revue des deux mondes
de 1973 à mars 1998,
-tous ceux du quotidien Paris Presse l'intransigeant de l'automne 1951 à
juin 1959,
-tous les numéros du bimensuel MRP devenu hebdomadaire Forces nouvelles de l'automne 1951 à sa disparition, en septembre 1967.
 

Par Christian Hocq - Publié dans : Remerciements
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Dimanche 17 juin 2007


Attention à n
e pas confondre avec Robert Schuman!...
___________________________________________________

-Né le 10 avril 1911 à Paris, place Victor Hugo .
Prénom officiel: Jacques.
(Maurice est le prénom de son grand-père maternel
décédé le jour de sa naissance, 
d'où son prénom d'usage Maurice) .

3è enfant de Julien SCHUMANN, artisan joaillier devenu fabriquant
de corsets et commerçant, 
et de Thérèse MICHEL, née belge, fille d'un médecin de Namur. 
A sa naissance,son frère aîné, Robert, avait 7 ans
et sa soeur, Jeanne, 6.

-Beaucoup plus influencé qu'eux par sa gouvernante et institutrice,
Mlle Limanton, 
politiquement de droite,  catholique très pratiquante, 
alors que son père était un Juif très libéral et sa mère irreligieuse. 
Se serait "converti de coeur" au catholicisme
au plus tôt à l'âge de 7 ans 
(selon une de ses filleules, Marie-Charlotte Hespel)
au plus tard à l'adolescence , vers 13/14 ans, sous l'influence de Maritain 
( selon son dernier gendre, Robert Albouker).
Rôle déterminant dans son évolution spirituelle du père Brodeur, oratorien,
qu'il a rencontré  pour la première fois, vers l'âge de sept ans,
à l'école Gerson
( située près de l'appartement de la place Victor Hugo -1 avenue Bugeaud, dans le 16è arrondissement, où les Schumann ont habité jusqu'en 1940).
- est scolarisé ensuite au lycée Janson de Sailly.


-
Témoin, en 1924, avec son frère aîné, d'une violence physique
de Camelots de Roi
 à l'encontre d'une personne vendant le journal Jeune République...
-
Adhère, à l'automne 1928, à la la Ligue d'Action universitaire républicaine et socialiste (LAURS) dirigée par Pierre Mendès France.
ll est élu en novembre 1928, et réélu un an plus tard,
au comité directeur de sa section parisienne.
Il rejoint  les Etudiants socialistes-à 17 ans-
et adhère à la 16è section de Paris de la SFIO (parti socialiste).
Y rencontre Thérèse Pereyra,la seconde femme de Léon Blum, qui le présente au leader socialiste. Les deux hommes se lient d'amitié.

-1928-1930. Suit les cours d'Alain en classes prépa, au lycée Henri IV. 
Y fait la connaissance de Simone Weil et de Jacques Soustelle...
-Rencontre Marc Sangnier pour la première fois le 11 novembre 1930. 
-Licencié ès lettres à la Sorbonne en 1931.
-Renonce à intégrer  l'Ecole Normale supérieure
après avoir échoué-de très peu- au concours d'entrée en 1931.
Il était classé 35è, 31 ayant été reçus 
(dont Georges Pompidou reçu 8è) .
De graves problèmes de santé (tuberculose) expliquent aussi cette décision. Son père le place dans un sanatorium.

-Se rend pour la première fois dans le Nord en janvier 1932 
pour tenir une conférence pacifiste à Armentières 
comme délégué du Comité central de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH).

-Devient journaliste,
entrant à l'agence Havas
(branche information) en mai 1932
.

Embauché par Léon Rollin, qui y a réorganisé les services étrangers
en 1931.
-Au terme d'un apprentissage de quelques mois, 
l'agence Havas l'envoie en poste à son bureau de Londres, 
dirigé par Paul-Louis Bret, où il reste deux ans. 
-Rencontre pour la première fois Pierre Maillaud (Bourdan)
le 2 janvier 1933.
-Retourne -à sa demande -travailler au siège parisien de l'Agence 
en février 1935.

-Est envoyé par l'Agence couvrir le voyage d'Anthony Eden 
à Berlin, Moscou, 
Varsovie et Prague (mars-avril 1935).


-La même année 1935, rejoint le mouvement  la Jeune République 
( l'aile gauche de la démocratie
d'inspiration chrétienne).
 
Participe au défilé du 14 juillet 1935 pour la constitution
d'un Front populaire.
Collabore- un peu- à partir de 1935, à l'hebdomadaire La Lumière
revue fondée en 1927 par  le socialiste Georges BORIS et dirigée par lui.

-Collabore régulièrement, à partir de février 1936,
à l'hebdomadaire dominicain
Sept. 
Y signe, le plus souvent, sous le pseudonyme de Maurice Jacques.
Y fait la connaissance de Daniel Rops et de François Mauriac.

-Soutient Paul Reynaud aux Législatives du printemps 1936, 
bien que ce candidat ne bénéficie pas du soutien affiché de la J.R. 

-Arrange une entrevue secrète en mai 1936 entre Léon Blum,
sorti vainqueur des Législatives, et le chanoine Lalande,
de l'archevêché de Paris. 
Sert ainsi d'intermédiaire entre le leader socialiste
et l'archevêché catholique.

Membre de la commission exécutive de La Jeune République.
-participe, comme Simone Weil, à des meetings en faveur de la République espagnole organisés par le Secours international antifasciste. 
Assiste, en novembre 1936, aux funérailles de Roger Salengro.

-Rencontre, pour la première fois en 1937,
le cardinal Pacelli (le futur Pie XII),
lors de la consécration de la basilique de Lisieux,
que Maurice Schumann couvre pour l'agence Havas. 

-Participe régulièrement, de février 1937 à janvier 1940, 
à la revue dominicaine La Vie intellectuelle.
-Léon Blum lui accorde , dans Sept, en février 1937,
son seul "interview" de l'année
( en fait, il répond à une seule question de Maurice Schumann, 
qui  demande à Léon Blum s'il croit possible une collaboration 
entre les catholiques français et le Gouvernement du Front populaire).
-Après que Sept ait dû cesser de paraître (août 1937), 
Maurice Schumann collabore à l'hebdomadaire
qui prend sa suite à partir de novembre, 
Temps Présent, sous le pseudonyme , cette fois, d'André Sidobre.
Il en est un des éditorialistes.
Y rencontre régulièrement Jacques MARITAIN,
directeur- officieux-
de la revue...

-Rédige aussi quelques articles 
pour les revues L'Europe nouvelle,
l'Allemagne contemporaine et Les Nouvelles littéraires.
 
- écrit  plusieurs articles , y compris en première page,
dans le journal La Jeune République, 
l'organe du mouvement qui porte le même nom .

-revoit ,en mai 1938, le cardinal Pacelli lors du congrès eucharistique de Budapest, qu'il couvre pour Havas.
-Participe, le 12 novembre 1938, à la création des Nouvelles Equipes Françaises (NEF) créées par Francisque Gay, directeur du quotidien l'aube.

-Rédige aux lendemains des accords de Munich,
Le Germanisme en marche
brochure de 48  pages préfacée par François Mauriac. 
Collabore aussi à deux livres collectifs,
 La France veut la liberté,Plon, 1938 
et  la Tchécoslovaquie devant notre conscience et devant l'histoire,
éd. de l'aube, 1938.
Cependant, M
aurice Schumann n'a jamais collaboré
au quotidien l'aube avant 1944.

-S'exprime pour la première fois à la radio quand les Jeunesses de l'Empire français (J.E.F.) sont créées, le 30 novembre 1938,
 par le fils d'Edouard Daladier, Jean. A cette occasion,
Maurice Schumann passe avec lui à Radio Tour Eiffel.

-Rédige une autre brochure d'une cinquantaine de pages, Mussolini (1939), 
publiée au lendemain de l'invasion de l'Albanie par l'Italie fasciste.
-Assiste, en mai 1939, au congrès eucharistique d'Alger
pour l'agence Havas. 
Premier voyage ainsi en Afrique du nord. La police refuse qu'il y visite un camp de réfugiés espagnols...

-Milite avant-guerre dans les rangs de la fédération CFTC de la presse.

Bien que journaliste à l'agence Havas, tous les articles de Maurice Schumann ne sont pas signés de l'un de ses pseudonymes.
Certains, y compris en première page de La Jeune République,
sont signées Maurice Schumann.
(comme, par exemple,l'article "Y a t'il un Front populaire international?" -
paru dans La Jeune République du 23 août 1936
.)


-Quand la guerre éclate, bien que réformé en raison de son hémoptysie, 
Maurice Schumann se porte volontaire.
Il achève sa carrière à Havas en octobre 1939.

Il est affecté, en novembre, dans le service auxiliaire, puis, 
à sa demande pressante, au service armé.

-Le 18 juin 1940, entend, à Niort, la fin de l'appel du général de Gaulle. 
Embarque le 21 juin à St Jean de Luz et débarque en Angleterre le 28. 
Grâce à Gervil Frehache, un ancien collègue de l'agence Havas, 
il obtient l'adresse du Général.
Le 30 juin, il rencontre de Gaulle pour la première fois 
au n°130 de St Sphen's House.
(Il  l'avait seulement entrevu, à la fin 1936, au domicile de Daniel Rops).

-Rédige un premier texte pour la BBC à la suite du drame de Mers el Kébir (3 juillet).
Sa voix n'étant pas jugée radiophonique, Jacques Duchesne lit son article au micro le 9 juillet.
-Mais de Gaulle apprécie sa voix et lui propose, le 6 juillet, 
d'en faire son porte-parole officiel.

 
-
A partir du 18 juillet 1940, Maurice Schumann s'exprime à la BBC- presque- tous les soirs cinq minutes,
à 20.25 ou 21.25,  dans le cadre de l'émission de la France libre.
Comme elle commence, au bout de quelques jours,
par l'annonce Honneur et Patrieelle prend ce tître fin août.
Elle est -parfois-rediffusée, à partir du 9 décembre 1940, dans le bulletin d'infos de midi.
S'exprime, en tout, environ 1100 fois , sur les ondes de la BBC,
pendant la guerre
.


Attention! Maurice Schumann n'appartient pas
à l'équipe  de l'émission appelée,
à partir du 6 septembre 1940 ,"Les
Français parlent aux Français",
 
qui suit son intervention, à 20.30. 
C'est seulement en mai 1944 que les deux émissions fusionnent.
A la différence par exemple de Pierre Bourdan,son ancien collègue de l'agence Havas, 
Maurice Schumann n'est donc pas salarié de la BBC
Il reçoit une solde militaire de la France libre, installée à partir du 25 juillet 1940, à Carlton Gardens, au n°4.
-L'Action française fustige, dès mars 1941, Maurice Schumann comme
 
"l'aboyeur anglo-juif"...
Jean Hérold Paquis  lui consacre son éditorial du 13 mai 1943
où il le traite de "Juif haineux et lâche".

-Appartient au Comité éxécutif de propagande (CEP) créé le 1er avril 1942 pour diriger la propagande politique française à la radio.

-Baptisé le 2 mai 1942, à Birmingham, 
deux ans après la mort de son père
.

-Collabore, sous le pseudonyme d'André Sidobre, 
à la revue Volontaire pour une cité chrétienne de 1941 à 1944.
Il signe de la même façon les quelques articles donnés en 1942 et 1943 à La Marseillaise, l"'hedomadaire de la France au combat". 
 
-Une fois de Gaulle installé à Alger (fin mai 1943), reste en poste à Londres
 (sauf à deux reprises:
du 29 mai au 27 juillet 1943 où Pierre Brossolette le remplace à la BBC
et en novembre 1943 où il est remplacé par Pierre-Olivier Lapie.)

-Est une des rares personnes à assister à l'enterrement de son amie Simone Weil en août 1943.

-"Sommet de la Guerre des ondes", lors de la bataille du maquis des Glières (février-mars 1944). Polémique avec Philippe Henriot...

-Quitte Londres à sa demande le 30 mai 1944, pour incorporer  
la 5è division britannique qui participe au débarquement en Normandie.

-Débarque le 6 juin 1944 sur la plage d'Asnelles.
-Livre sa première dépêche de Normandie le 9 juin.
-Va saluer de Gaulle dès le débarquement de celui-ci le 14 juin
à Courseulles
et l'accompagne à Bayeux.

-Ne saute pas en parachute en Bretagne dans la nuit du 4 août 1944 .
Polémique à ce sujet, en octobre 1946, avec le colonel Passy.
Y a gagné  le surnom, par dérision, de "parachutiste"...
Depuis, quand une position de Maurice Schumann suscitera une irritation,cette histoire reviendra souvent à la surface....
 
-Participe à la libération de Caen. 
Rejoint la 2è DB du général Leclerc qui a débarqué le 6 août 1944.
Participe en son sein à la campagne de France et à la libération de Paris. 
Cité à l'ordre de la 2è DB par le général Leclerc comme
"officier énergique et brave".

-Désigné directeur politique et éditorialiste du quotidien l'aube 
dont Francisque Gay reste le directeur administratif.
Si le journal reparaît en août 1944, Maurice Schumann y signe
des éditoriaux
presque tous les jours à partir du 25 novembre.
Il y signe son dernier éditorial le 30 juillet 1951, 
l'aube sortant son dernier numéro le 20 octobre de la même année . 
Au total, Maurice Schumann a rédigé plus de 1100 articles
ou éditoriaux pour l'aube.

-désigné par l'Ordre de la Libération,
membre de l'Assemblée consultative provisoire le 8 novembre 1944. 
Commence ainsi une carrière parlementaire longue d'un demi-siècle.

-Epouse le 13 novembre 1944, Lucie DANIEL.
Le couple s'installe boulevard Lyautey dans le 16 è arrondissement,
(Porte d'Auteuil). Il aura trois filles:
Christine, née en 1945 (épouse BOEL),
Laurence née en 1948 (épouse HECKSCHER) 
et Béatrice née en 1951 (épouse ALBOUKER).

-Elu, sur proposition de Georges Bidault, 
Président national du MRP 
au congrès constitutif du Mouvement républicain populaire qui se tient les 25 et 26 novembre 1944.
( Maurice Schumann présidera le MRP jusqu'en mai 1949).
-Soutient le plan de rigueur monétaire proposé par Pierre Mendès France 
et refusé par de Gaulle.

-Première rencontre avec Edmond Michelet le 6 mai 1945, à sa sortie du camp de Dachau.

-Est décoré, par le général de Gaulle, Compagnon de la Libération
le 14 juillet 1945.


-
Elu pour la première fois en octobre 1945, député  du Nord, 
de la 2è circonscription, celle de l'arrondissement de Lille
.

Réélu ensuite régulièrement député MRP, au scrutin proportionnel de liste, 
aux Législatives de juin et novembre 1946, de juin 1951 et de janvier 1956.

-préside, près d'un an, le groupe parlementaire du MRP
(octobre 1945-juin1946).

-Vit douloureusement le départ du général de Gaulle en janvier 1946
et échoue à le faire revenir sur sa décision. 
-Tente-en vain- d'inscrire la liberté d'enseignement dans la constitution
de 1946.
-Refuse en 1947 de rejoindre le RPF
que Maurice Schumann a toujours combattu

 (De Gaulle tient alors des propos privés parfois très durs
sur Maurice Schumann.)

-Rencontre Gandhi en octobre 1947.

-
Entre, pour la première fois, dans un gouvernement en août 1951, 
comme secrétaire d'Etat aux Affaires
étrangères. 
Occupe près de trois ans  ce poste jusqu'en juin 1954

dans cinq gouvernements successifs 
(ceux de René Pleven, Edgar Faure, Antoine Pinay,
René Mayer et Joseph Laniel).  
-Dans les trois premiers, d'août 1951 à janvier 1953, 
son ministre de tutelle est le MRP Robert Schuman.
Maurice Schumann s'occupe surtout des protectorats d'Afrique du nord.
François Mauriac le surnomme par dérision "le tunisien"
après la  répression  du mouvement nationaliste tunisien
au Cap Bon
( qui fait plus de 200 morts civils entre le 28 janvier et 1er février 1952).
-Dans les deux derniers, de janvier 1953 à juin 1954,
c'est le MRP Georges Bidault son ministre de tutelle.
Milite alors pour la CECA et pour le projet de la CED...

-Conseiller municipal de Lille de 1953 à 1955.

-Participe à l'expédition de Suez en novembre 1956
comme officier de liaison.
A cette occasion, reprend la parole à la radio contre Nasser
comme responsable français des émissions de Radio Chypre,
La Voix des forces alliées...

-Préside près de dix ans
,  d'octobre 1957 à mars 1967,
 la commission des Affaires étrangères
  de l'Assemblée nationale
à laquelle il appartenait depuis la Libération. 

-Se réjouit du retour de de Gaulle au pouvoir en juin 1958.
-
De novembre 1958 à mars 1973, il reste député du Nord, 
mais  le changement de république entraîne

celui du mode de scrutin et des circonscriptions.
 Maurice Schumann est désormais l'élu de la 10 è, 
qui correspond- à l'époque- 
à la vallée de la Lys
soit les trois cantons de Tourcoing-Nord, de Quesnoy sur Deûle 
et d'Armentières
.


-Entré au magazine Réalités en septembre 1954,
il y dresse, presque chaque mois, le portrait d'hommes politiques 
ou y rédige une chronique de politique étrangère jusqu'en mai 1967.

-De 1961 à juin 1962, le journaliste Michel Droit  produit avec Maurice Schumann l'émission télévisée Faisons le point .
Celle-ci  présente, chaque semaine depuis 1954, une analyse des événements politiques.

 -Entre au gouvernement Pompidou du 4 avril 1962
avec quatre autres MRP.
 
A la charge de l'Aménagement du territoire.
Mais en démissionne un mois plus tard avec ses collègues centristes,
 
au lendemain la conférence de presse du Général fustigeant les partisans 
d'une Europe fédérale.


- A la différence de 50 députés MRP-sur 57-,
Maurice Schumann ne censure pas 
le gouvernement Pompidou le 4 octobre 1962 
car il est pour l'élection du Président au suffrage universel direct

Vote donc oui au référendum d'octobre 1962. 
Aux Législatives anticipées de novembre, s'il n'a plus, désormais, 
de candidat gaulliste contre lui, 
il obtient l'investiture du MRP, cette fois, avec beaucoup de difficulté... 

-Après le décès de son suppléant, le MRP Paul DELMOTTE,
il le remplace, en 1965, 
comme conseiller général du canton de Tourcoing-Nord.
Il y reste près de deux ans. 

-Maurice Schumann n'a jamais appartenu à l'UNR.
Mais il déclare publiquement  avant le premier tour 
des Présidentielles de décembre 1965, voter de Gaulle, 
bien que le MRP -y compris sa fédération du Nord-
ait investi Lecanuet...

-A l'issue des Législatives de mars 1967, rejoint le
mouvement des Démocrates Vè République, créé et présidé par l'ex-MRP Marie-Madeleine DIENESCH. 
Comme elle, Maurice Schumann s'apparente, pour la
première fois,
 le 3 avril 1967, au groupe gaulliste
( appelé alors UD Vè ).

-Devient ministre du général de Gaulle le 16 avril 1967,
ministre d'Etat,
 
chargé de la recherche scientifique et des questions atomiques 
et spatiales
.

Cesse alors sa collaboration à la revue Réalités.

-Défile pour soutenir de Gaulle le 30 mai 1968 sur les Champs Elysées, 
avec Michel Debré et André Malraux (et le lendemain à Lille).

-reste le 31 mai 1968 ministre d'Etat, mais chargé désormais
des Affaires sociales.

A aussi la charge de la santé où il est secondé, à partir de juillet 1968, 
par Marie-Madeleine Dienesch.
-revoit, pour la dernière fois, le général de Gaulle en avril 1969, trois jours avant le référendum du 27.

-Soutient dès le premier tour des Présidentielles de 1969, la candidature de Georges Pompidou, bien que son concurrent Alain Poher ait appartenu au MRP.  
Ministre des Affaires étrangères du  nouveau Président Pompidou 
du 22 juin 1969 au 15 mars 1973
.
C'est  son "bâton de Maréchal"
comme il aime à répéter...

-Conseiller municipal de Comines (Nord) de 1971 à 1977.
 
-Battu aux Législatives le 11 mars 1973 par le maire socialiste d'Armentières, Gérard Haesebroeck,
son rival depuis les Législatives de 1962.

Démissionne du gouvernement le 15 mars.
Fin de sa carrière de député et de ministre...

-Douloureuse traversée du désert,
(même s'il préside à partir de 1973 la Fondation de France)...
...mais de courte durée:
-parrainé par Maurice Druon et René Huyghe,
il est élu à l'Académie française en mars 1974 ,
puis  sénateur du Nord le 22 septembre,
sur une liste gaulliste (UDR) .
Il devient ipso facto conseiller régional du Nord-Pas de Calais.

Avait soutenu la candidature de Jacques CHABAN DELMAS
aux Présidentielles de 1974.

-Quand il entre au Sénat, il reste apparenté seulement au groupe UDR, 
présidé par Pierre CAROUS.
 Mais, il adhère au RPR dès sa fondation, en décembre 1976. 
Il appartient  désormais à part entière
-et non plus comme apparenté- 
au groupe
gaulliste du Sénat quand il est réorganisé en 1977.


-Devient, en 1979, président de l'Association des écrivains catholiques, 
après que son livre Angoisse et certitude (Flammarion, 1978) 
ait reçu le grand prix catholique de littérature.
A présidé cette association jusqu'à sa mort...
Avait fait graver, sur son épée d'académicien, un petit motif 
représentant quatre clous disposés en croix et
au centre une petite couronne d'épines...

-Réélu, à deux reprises, sénateur RPR du Nord en septembre 1983
et en septembre 1992.
-Elu un des vice-présidents du Sénat le 5 octobre 1977 
( et le reste jusqu'au 5 octobre 1983).
Y préside aussi la commission des Affaires culturelles de 1986 à 1995.

-Achète, pour la première fois, un appartement dans le Nord 
(rue Jean Jaurès,à Tourcoing ) en 1975
.

-Collabore régulièrement, des années 1980 jusqu'à sa mort, 
au mensuel
 La Revue des deux mondes.


-Elu aussi, à partir de 1986 au suffrage universel, au conseil régional 
du Nord-Pas de Calais
(auquel il appartenait depuis 1974) . 
Réélu en 1992. Assiste ainsi à l'élection mouvementée de la Verte
 Marie-Christine BLANDIN à la présidence de ce conseil dans la nuit
du 31 mars 1992.
Bien que toujours membre de l'opposition, y préside  la commission chargée du budget et des finances.

-Aux assises du Bourget du RPR (1990),
ne fait partie 
ni des chiraquiens les plus inconditionnels (Juppé),
ni des gaullistes critiquant Chirac (Pasqua, Séguin).
Préfère rejoindre  le courant très minoritaire créé en septembre 1989,
Vitalité, Imagination, Ecologie
dirigé par le gaulliste de gauche Philippe Dechartre et par Michel Noir.
Soutient la candidature de Jacques CHIRAC aux Présidentielles
de 1981, à celles de 1988 et à celles de 1995, 
(où il s'oppose d'emblée à la candidature de Balladur).

-Préside, à partir de 1984, le collège des conservateurs du domaine
de Chantilly.

-Vote non au référendum portant sur le traité de Maastricht (1992)
qu'il analyse comme une régression sociale .

-Est le seul homme politique invité le 25 août 1994 
par le cardinal LUSTIGER 
à prendre la parole à la messe célébrée à la cathédrale Notre Dame 
à l'occasion du 50è anniversaire de la libération de Paris.

-Nommé, en novembre 1995, Vice-président du Haut conseil de la francophonie 
par le nouveau Président Chirac. 
-Prononce un discours sur Malraux lors du transfert de ses cendres, le 23 novembre 1996.
-Meurt à l'hôpital des Invalides dans la nuit du 9 au 10 février 1998.
  
-Enterré au cimetière d'Asnelles (Calvados) où il avait vu, le 6 juin 1944, 
mourir sous ses yeux, 35 soldats débarquant avec lui.
 
Un seul tître  est inscrit sur sa tombe:
"Compagnon de la Libération".

Par Christian Hocq - Publié dans : Maurice Schumann:repères biogr
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Mercredi 20 juin 2007
[Ces citations ne prétendent pas exprimer la totalité de la pensée de Maurice Schumann et son évolution.]


Qu'aurais-je été
si Alain ne m'avait appris à douter,
Simone Weil à croire, 
Marc Sangnier à aimer 
et de Gaulle à combattre
?

_________________________________________________________________________________________ 


Avant-guerre...

" Le Rassemblement populaire est exactement
ce que Gustav Schmoller appelait 
"un rappel de la conscience historique".
En présence des émeutes de février 1934, 
de la constitution et du développement des ligues paramilitaires
à tendances fascistes, 
le peuple français a eu la sensation physique qu'on voulait abolir 150 ans de son histoire 
et le peuple français a dit: "Non!"
Sursaut de la conscience historique!  Il n'est pas de force plus puissante. 
Il n'en est pas non plus de plus fragile."

(extraits de l'article Y a t'il un Front populaire international? 
paru dans La Jeune République du 23 août 1936)
_____________________________________________________

"La démocratie parlementaire est cette harmonie sans cesse troublée 
entre une égalité toujours imparfaite 
et des libertés toujours fragmentaires (..)

La République démocratique est en somme, sans larmes et sans embrassades,
une nuit du 4 août qui ne finit point."

( Conclusion de l'article Liberté 
écrit dans l'ouvrage collectif La France veut la Liberté, Plon,1938, 
cité dans Jeune République des 4 et 11 septembre 1938)
______________________________________________________


"Plus on redoute l'épreuve de force,
plus on se condamne à l'affronter,
plus on se montrera lâche devant le risque de guerre,
plus on accroîtra les chances de la guerre."

(Extrait de l'article "L'épreuve de force" 
paru dans La Vie intellectuelle du 25 janvier 1939)
____________________________________________________________


Pendant la Seconde Guerre mondiale...

"Le gouvernement de Vichy est conduit, par la logique même de sa politique, 
à tomber de plus en plus 
sous la domination de ses maîtres étrangers. (..)
Comment voudriez-vous que ce gouvernement,
vaincu parce qu'il a accepté sa défaite, 
désarmé parce qu'il a consenti à rendre ses armes, 
ligoté par les liens mêmes qu'il a tressés, 
pût songer une minute à résister aux exigences de l'Allemagne?"

(Extraits de la première émission de Maurice Schumann à la BBC, le 9 juillet 1940. 
Son texte est lu par Jacques Duchesne)
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"A l'heure où Hitler piétine le corps mutilé de la France,
à l'heure où l'envahisseur (..) prétend faire des Français les complices de leur propre esclavage,
il importe qu'une voix s'élève au nom de la France.
Une fois de plus, cette voix sera celle des Forces françaises libres...
(..)
Nous tenons pour sacrilège toute association, directe ou indirecte,
de la France à son ennemi mortel".

(Extraits de l'émission Honneur et Patrie du 26 octobre 1940, 
après Montoire)
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"Comment oublierions-nous que la France ne serait pas la France (..) 
si l'éternelle Antigone, face à l'éternel Créon, 
n'avait pas proclamé l'invincible suprématie de la loi morale
sur la violence aveugle?"

(Extraits de l'émission Honneur et Patrie du 29 octobre 1940)
____________________________________________________

"Quand l'Allemand s'installe en France, Vichy lui promet sa "collaboration". (..) 
Mais quand des Français ¨(..) décident de se soustraire aux convoitises avouées de l'ennemi, 
alors les hommes de Vichy trouvent soudain pour tirer sur ces Français
 les armes qu'ils n'avaient pas su trouver pour tirer sur les Allemands 
et envoient à la mort-contre leurs propres compatriotes-
ces mêmes marins, ces mêmes soldats
auxquels ils avaient interdit de faire feu sur l'ennemi.
Oui! Les hommes de la capitulation sont aussi les hommes
de la guerre civile."

(Extraits de l'émission Honneur et Patrie du 10 novembre 1940, 
après le ralliement du Gabon à la France libre)
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" Dans cette guerre, la neutralité est impossible. 
On n'est pas neutre devant le mal, 
on n'est pas neutre devant le crime, 
on n'est pas neutre devant soi-même.
(..) 
Le peuple le plus sain peut être poignardé dans le dos par une fausse élite de lâches et de corrompus.
Mais le peuple reste sain, la nation reste elle-même 
et le jour vient où par le sacrifice obscur des plus humbles,
 
la patrie se sauve, la patrie est sauvée."

(Extraits de l'émission Honneur et Patrie du 27 mars 1941)
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"Ainsi, la gloire d'un soldat fidèle est d'incarner sa patrie,
malheureuse et vivante.
C'est pourquoi nous le suivrons jusqu'au bout.
Et c'est aussi pourquoi, quand il leur demande le suprême sacrifice, 
les volontaires de la libération ne tombent pas en prononçant son nom, 
mais en prononçant le nom de la France."

(Conclusion de l'émission Honneur et Patrie du 10 avril 1941)
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Les Français savent que l'Ordre nouveau est impossible à édifier et à concevoir sans la victoire.
Pourquoi? 
Parce que l'Ordre Nouveau, c'est la proclamation des droits sacrés de la personne humaine.
Pourquoi?
Parce que l'Ordre Nouveau, c'est l'abolition des distinctions fondées
sur la race,
la religion, la naissance, 
les opinions ou l'argent."

(extraits de l'émission Honneur et Patrie du 1er mai 1941) 
__________________________________________________

"Quand, le jour de la fête de St Pierre, on vient vous dire que Hitler a jeté 120 divisions sur la Russie pour restaurer les autels
et "par amour du Christ",
vous ne prenez même pas la peine de crier au blasphème,
vous vous contentez d'un sursaut d'indignation ou de dégoût.
Ce sursaut, il nous appartient de le justifier en votre nom.
Est-ce par amour du Christ que le 30 juin 1934, Hitler a fait massacrer les chefs de la jeunesse catholique allemande,
avant de jeter en prison le pasteur Niemöller et
l'élite de l'Eglise protestante?
Est-ce par amour du Christ que, dans le seul diocèse de Poznan,
en Pologne, les Allemands ont exécuté sur une place publique le président national des Jeunesses catholiques,
fusillé 5 prêtres, arrêté 217 ministres du culte dont 11 sont morts en prison et 11 autres sont mutilés par suite des tortures qui leur furent infligées?
(..)
Est-ce par amour du Christ que Hitler déclarait naguère à Rauschning:
"On est ou bien chrétien, ou bien Allemand,
mais on ne peut pas être les deux à la fois".
Est ce par amour du Christ que les jeunes nazis défilent en chantant:
"Que le Christ crève, que la Jeunesse hitlérienne aille de l'avant!"?
Est-ce par amour du Christ que la cathédrale de Strasbourg est profanée
par des mascarades néopaïennes?
Est-ce par amour du Christ enfin, ce massacre des innocents,
cette chasse aux esclaves, cette razzia des hommes, des villes et des nations qui, depuis des années, ensanglante, affame ou dépeuple
tous les foyers d'Europe?
Ce fléau de Dieu, est-ce par amour du Christ?
Ah! s'il plaît à l'ennemi et à ses collaborateurs de porter la guerre sur le plan spirituel,
avec quelle hâte nous relèverons son défi!
(..)
Nous les avons reçus, les quatre sacrements de cette croisade.
Ce sont les quatre
libertés humaines que Roosevelt définissait dans son message du 20 janvier, et pour lesquelles nous nous battrons:
-liberté de parole et d'expression partout dans le monde,
-liberté, pour chaque personne, d'adorer Dieu selon sa conscience,
partout dans le monde,
-liberté de vivre à l'abri de la misère et du besoin, partout dans le monde,
-et enfin, liberté de vivre à l'abri de la crainte,
dans une communauté de pays,
dont aucun ne pourra plus se risquer à agresser son prochain,
nulle part dans le monde."

(Extraits et conclusion de l'émission  Honneur et Patrie du 29 juin 1941)
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"Il n'y a ni circonstances atténuantes, ni pardon
pour ceux qui ont donné l'ordre CONSCIENT d'assassiner leurs frères,
de faire feu sur la France...
Dans aucun des autres pays envahis, pareil spectacle ne serait possible.
En Hollande comme en Norvège, en Pologne comme en Belgique (..),
les Allemands sont obligés d'assassiner eux-mêmes.
Il a fallu que le champignon de Vichy poussât sur la pourriture du désastre pour que, parmi leurs victimes, les bourreaux hitlériens pussent recruter des aides-bourreaux.
Certes, la France (..) ne saurait être atteinte par la déchéance
de quelques scélérats qui ont enfin trouvé la véritable formule
de la collaboration:
"la terreur pour l'ennemi".
Mais le châtiment qu'ils attirent sur la tête n'en doit être
que plus implacable.
Nous avons et nous garderons les noms et les fiches de tous ceux qui
-mouchards, juges indignes ou soldats déshonorés- se sont condamnés
à mort en prêtant la main à la mort d'un patriote.
Que l'avertissement ne soit pas oublié de ceux dont il peut sauver
la conscience...et leur tête."

(Extraits de l'émission  Honneur et Patrie 
 prononcée le 1er septembre 1941 après que le régime de Vichy ait fait exécuter des patriotes, communistes)
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"Ce renouvellement -auquel nous pensons tous
et que nous préparons tous-
nous l'accomplirons, tous ensemble, dans la liberté et pour la liberté (..)
Mais la liberté, ce n'est pas seulement le droit de vivre à l'abri
de la tyrannie, dans une communauté nationale retrempée par l'épreuve.(..) La liberté, ce n'est pas seulement le droit de vivre à l'abri de l'agression, dans une communauté internationale organisée par la victoire.
La liberté, c'est aussi le droit de vivre à l'abri du besoin.
(..)
Il faut qu'un jour (..) les possibilités indéfinies de l'âge mécanique 
soient mises au service de l'homme, et non plus de la destruction ou de l'exploitation de l'homme par l'homme.
(..)
La Jeune France, dont les membres sont déchirés mais dont l'âme ne fut jamais plus unie, sait ce qu'elle veut et ne le veut pas à moitié,
elle veut une victoire qui soit la bonne,
c'est à dire non seulement la victoire du Bien,
mais la victoire du Bien-être."

(Extraits et conclusion de l'émission Honneur et Patrie du 10 janvier 1942)
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" Les derniers mots de Gabriel Péri furent les mêmes que les derniers mots 
du lieutenant de vaisseau d'Estienne d'Orves.
 L'un fut, et restera jusqu'au terme, communiste et incroyant 
(ou, du moins, le pensait-il 
car il en est qui se croient dehors et qui sont dedans, 
comme il en est qui se croient dedans et qui sont dehors);
l'autre était et resta jusqu'au terme, royaliste et catholique.
Aucun des deux ne renia rien de son passé ni de lui-même.
Mais quand le moment vint d'aller regarder la mitraille allemande en face,
 tous deux (..) tracèrent  spontanément le même testament:
"Je me sens  très fort pour affronter la mort ! Adieu et que vive la France!"
Leurs raisons de vivre avaient été différentes, opposées.
Le même mot pourtant les résumait et, du même coup,
leur donnait la force de mourir: 
France."

(extraits de l'émission Honneur et Patrie du 7 mars 1942)
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"Quand l'ennemi assassine des Belges, des Hollandais, des Polonais
ou des Tchèques,
il accomplit lui-même son ignoble besogne.
Quand il assassine des Français, 
Vichy les lui désigne du doigt."

(Extraits de l'émission Honneur et Patrie du 23 mai 1942)
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" "Je souhaite la victoire de l'Allemagne". Avant même d'avoir prononcé cette phrase, 
Laval s'était exclu de la France. 
Avant même d'avoir prononcé cette phrase, Laval s'était condamné à mort.
(..)
Jusqu'à présent, on n'avait jamais vu dans l'histoire 
un Judas doublé d'un maître chanteur et triplé d'un négrier."

(Extraits de l'émission Honneur et Patrie du 22 juin 1942)
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" "S'il y a un défaitisme national, il y a aussi un défaitisme chrétien": 
la formule est d'un prélat, d'un grand prélat, le cardinal Van Roey,
primat de Belgique..."

(Ainsi commence  l'émission Honneur et Patrie du 2 août 1942)
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"La France qui-depuis le prétendu armistice qu'elle n'a jamais reconnu-
n'a pas un seul jour abandonné la lutte contre l'envahisseur,
est aujourd'hui en guerre ouverte avec l'Anti-France de Vichy. "

(Extraits de l'émission Honneur et Patrie du 17 octobre 1942)
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"Chrétiens,socialistes ou communistes, prêtres ou militants, qu'importe?
Le principe de leur union par delà les opinions et les convictions philosophiques ou religieuses,
c'est vous, vous qui l'avez défini: France d'abord! "

(Extraits de l'émission Honneur et Patrie du 24 octobre 1943)
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"Aucune révolte ne vaut celle des hommes qui s'était juré d'obéir."

(Extrait de l'article "Les Limiers de la gloire",
 paru dans la revue Temps Présent du 1er septembre 1944)
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"La Démocratie française est un Ordre qui a pris pour règle la Liberté.
La Règle est là, intacte quoi qu'il arrive.
Mais l'Ordre attend ses moines."

(F
in de l'éditorial "Pour la révolution démocratique" 
paru dans l'aube du 9 décembre 1944)
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"Nos trois armées-celles des soldats,celle des déportés et celle des morts- 
sont poignardées par la faiblesse et la lenteur des juges.
Mais, réciproquement, le châtiment sans loi et, plus grave encore, 
la détresse ou la mort 
fût-ce d'un seul innocent,
c'est pire qu'une revanche posthume de l'ennemi ou de Vichy.
C'est leur victoire MORALE.
La seule qui compte, en définitive, devant notre conscience et devant Dieu."

(Fin de l'éditorial "Châtiez les traîtres! Fermez Drancy!", 
paru dans l'aube du 7 décembre 1944)
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"De Bordeaux à Vichy et de Montoire à Baden-Baden,

Pétain n'aura traîné que sa propre déchéance."

(Extraits de l'article "Solitude d'un déchu",
 paru dans l'aube du 16 décembre 1944)
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"Est-il un dessein plus élevé que de nourrir ceux qui ont faim, 
que de vêtir ceux qui sont nus?
 Je propose de la paix cette définition nouvelle:
le régime international qui, en cinq ans, sauvera autant de vies humaines que, dans le même temps, 
en aura coûté la guerre."

(Conclusion de l'éditorial "La croisade du pain",
 paru dans l'aube du 20 décembre 1944)
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"Pourquoi faut-il que la tourmente unisse  tous les hommes et toutes les femmes de France
en qui la pensée chrétienne et la tradition des Droits de l'Homme s'allient et se vivifient mutuellement?
Parce que rien ne symbolisera mieux le renouvellement profond qui peut seul justifier
tant de souffrances subies et de sacrifices assumés.
(..)
Si nous entendons vraiment que la Grande Espérance soit à vue d'homme, 
alors faisons entrer les valeurs morales et spirituelles
par les DEUX PORTES de la cité.
Il est temps que l'amour devienne une force."


(Extraits de l'éditorial "Par les deux portes",
 paru dans l'aube du 10 janvier 1945)
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"Pourquoi le mal est-il à la fois si puissant et si vain?
Pourquoi faut-il édifier la victoire sur tant de ruines
et le partager avec tant de morts?
répondons sans crainte:
par NOTRE faute. 
Nous n'avons pas péché par peur d'être injustes,
mais par peur d'être forts.
Car puissions-nous ne jamais l'oublier.
Nous aurions vaincu la guerre,
si nous n'avions pas eu peur de la guerre...
Il y a douze ans!"

(Conclusion de l'article "Anniversaire",
 paru dans l'aube du 31 janvier 1945)
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"On ne soulignera jamais assez cette évidence qui n'apparaîtra tout à fait qu'aux historiens:
si l'insurrection, d'abord latente puis ouverte, de la nation n'avait pas, aux yeux du monde, 
destitué Vichy de l'autorité gouvernementale dont il se parait, 
la France eût été condamnée au destin d'une double vaincue,
d'abord PAR l'Allemagne et le Japon,
puis AVEC l'Allemagne et le Japon."

(Extraits de l'éditorial "Son propre mandataire", 
paru dans l'aube du 17 février 1945) 
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"Ce qu'il y a de plus triste, en vérité, dans le vocabulaire de la haine, 
c'est qu'il trahit une fatigue ou -pis encore-une paresse.
La haine peut être féconde quand il faut -hélas! -armer des bras.
Elle est stérile quand il faut rebâtir un pays ou un monde.
Alors les seuls gestes qui vaillent sont 
ceux qui "CONFIRMENT L'UNITE DE LA PATRIE COMMUNE".

(Fin de l'éditorial "A bas la haine! 
paru dans l'aube du 20 février 1945)
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"La censure est légitime et nécessaire 
quand elle est un instrument de défense nationale.
La censure est injustifiable et odieuse 
dès qu'elle devient un instrument de gouvernement.

(Ainsi commence l'article "Censure! Censure! quand tu nous tiens..." 
publié dans l'aube du 21 février 1945)
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"Premier soldat de la France Libre qui n'avais pas de fusil,
Premier marin de la France Libre qui n'avais pas de navire,
Premier aviateur de la France Libre qui n'avais pas de carlingue,
Premier volontaire de l'armée sans uniforme qui, peut-être,
n'avais même pas d'espoir,
la France présente les armes à votre solitude."

(Ainsi se termine la dernière émission radiophonique 
du porte-parole du général de Gaulle, le 8 mai 1945)
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"Pour que sa voix soit durablement entendue, 
encore faut-il que la Résistance s'unisse sur l'essentiel, 
au lieu de se diviser sur l'accessoire.
 (..)
Comment la démocratie pourrait-elle jouer si l'appétit des mandats
 se substitue à l'expression des idées?
Or- nous le savons par une dure expérience- la démocratie ne pèche
et ne s'affaiblit jamais 
que par la peur de s'affirmer tout à fait.
On n'aura pas le droit de dire que le gouvernement du peuple par le peuple est vraiment le régime
de la France, tant que l'institution du système de la représentation proportionnelle intégrale 
n'aura pas ruiné pour jamais la pratique des coalitions impures et confuses.
Telle fut la constante doctrine de notre famille sprirituelle,
dont la seule raison d'être est de vouloir obstinément combler le fossé 
qui sépare la politique de la morale.

(Extraits de l'article "Pas de clarté sans R.P." 
publié dans l'aube du 15 mai 1945)
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"Notre grande famille, [c'est] celle des démocrates pour qui l'Esprit est à la fois 
antérieur à la matière 
et supérieur à la nature..."

(Extraits de l'article Fidélité paru dans l'aube du 25 août 1945)
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Après la guerre et sous la IV è République...


"Nous tenons et nous proclamons que le vingtième siècle doit garantir
en fait les libertés que le dix-neuvième avaient reconnues en droit.
A la liberté de l'enseignement  comme à la liberté syndicale,
en bref à toutes les libertés, qui nous apparaissent comme solidaires, 
nous appliquons la formule (..):
 "Une liberté privée des moyens de l'exercer est un leurre."

(
Extraits de l'article Liberté chérie? paru dans l'aube des 13-14 janvier 1946)
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" Né de la Résistance et dans la Résistance,
le M.R.P. fut dès l'origine et demeura jusqu'au bout le parti de la fidélité 
au Premier Résistant de France.
(..)
Aujourd'hui, c'est la décision de Charles de Gaulle  qui prive la France du général de Gaulle.
Pour la première fois, nous sommes en désaccord avec lui. 
Car nous croyions qu'il était encore nécessaire au pays et à la liberté.
Au pays qu'il a tiré de l'abîme, mais dont il n'a pas guéri les souffrances.
 
A la liberté qu'il a restaurée, mais qu'il n'a pas abritée des périls.

A nos yeux cependant, le gaullisme n'est pas l'attachement à une personne.
Il est d'abord le refus de toutes les lâchetés et de tous les abandons.
Il est ensuite un acte de foi dans la renaissance française par la fraternité des français.
Ce message, nous l'avons entendu dès la première minute.
Nous le servirons tant que nous vivrons.

(Déclaration radiodiffusée le soir de la démission de Charles de Gaulle, le 20 janvier 1946)
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"Faut-il perdre l'espoir de voir un jour Charles de Gaulle achever de ses propres mains
 la grande besogne à laquelle il a attaché son nom?
Pour préserver  en nous cette lumière,
la première condition à remplir est de maintenir le contrat,
que de Gaulle lui-même a signé ,
entre la démocratie et la patrie, entre le peuple et la grandeur.
Toute autre attitude eût fait de lui ce qu'il ne veut pas,
ce qu'il ne peut pas être:
l'otage d'une des deux France, alors que sa raison d'être,
et peut-être de revenir, 
est d'empêcher qu'il y ait deux France."

(Extraits de l'éditorial "Fidèles au grand message"
 paru dans l'aube du 24 janvier 1946)
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"En Belgique comme en France, est engagée  la seule vraie bataille, 
celle dont la justice sociale est l'enjeu.
(..) Elle sera gagnée sans désordre et sans haine.
(..) Elle sera guidée par les forces et par les valeurs de l'Esprit,
sans lesquelles la personne humaine, sous couleur de conquérir la Justice,
se renierait elle-même en reniant sa Liberté."

(Fin de l'éditorial " Pour la justice sociale", 
paru dans l'aube du 19 février 1946)
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"Comment faire reculer la haine? 
Comment lui refuser l'accès d'un monde qui se cherche et semble parfois s'acharner à sa propre perte?
C'en en répondant à cette question que nous demeurerons dignes des sacrifices dont nous sommes nés.
(..) 
Qu'est ce qui faisait la force irréversible des hommes et des femmes
dont la Résistance avait éveillé la vocation? Qu'est ce qui les rendait invincibles?
D'abord  que leur détermination était le résultat d'un choix entièrement libre.
 Ensuite que la réconciliation entre les diverses familles politiques et spirituelles du pays dont témoignait leur rencontre ne leur avait été imposée par rien ni par personne d'autre que les lois de la conscience individuelle et nationale.
Comment donc  leur demeurer fidèle sans croire aux vertus
de la liberté,
 sans repousser toutes les tentations de la servitude?

(..) Nous ne voulons pas de la "démocratie" fondée sur le parti unique,
le syndicat unique, le journal unique.
Nous croyons que la démocratie doit être, à l'image de la Résistance, la recherche de l'union dans le respect de la diversité.
Et c'est par là, à cette hauteur, que nous nous distinguons du communisme, que nous nous opposons au communisme. 
Entre lui et nous, il n'y a pas la question sociale, à laquelle nous prétendons apporter des réponses plus audacieuses, plus neuves, plus efficaces que les siennes.
Entre lui et nous, il y a la liberté qu'il supprime sur son passage et que nous recréons ou sauvegardons sur le nôtre. Il y a les droits de la personne humaine.(...)
Puisse la France échapper à la séduction des extrêmes!

(Extraits d'un discours prononcé à Rodez, reproduit dans l'aube du 19 août 1947. 
N.B.Les phrases en gras sont celles soulignées dans le quotidien)
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"Du meurtre et du sacrifice, lequel sera le plus fort?
Dans l'immédiat, nous n'en pouvons rien savoir (..)
Le mahatma ne fût-il pas vaincu par son propre triomphe?
La "vivisection" des Indes, et la guerre civile, ne sont-elles
pas issues de la libération? 
Mais, à la longue, le sang de Gandhi accomplira le miracle que,
dans les derniers jours de sa vie, 
avait réussi son jeûne suprême.
Car les victoires de la violence calculée sur la non-violence obstinée
sont toujours apparentes et temporaires.
Le mahatma aura le dernier mot.

(Conclusion de l'éditorial "la violence flétrie" 
publié dans l'aube du 31 janvier 1948, 
après l'assassinat de Gandhi)
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"Il fut un temps où nous ne savions pas très bien ce que contenait l'idée d'Europe:
 c'était le temps d'Aristide Briand, celui des espérances déçues.
Il fut un temps où nous savions trop bien à quoi servait le mot Europe:
c'était le temps d'Adolf Hitler, celui des escroqueries impudentes et déjouées.
Mais, aujourd'hui, l'Europe n'est pas seulement, ni d'abord, une idée. 
Elle est une communauté d'inquiétude, et même une communauté d'angoisse.
Son point de départ, sinon sa devise, pourrait être la sentence de Paul Valéry:
"Nous autres, civilisations, nous avons désormais que nous sommes mortelles."
(..)
Si les pays occidentaux comprennent vraiment qu'ils doivent se prêter
un mutuel appui, 
leur effort ne peut s'assigner qu'un but:
LA MISE EN COMMUN DE LEURS RESSOURCES. 
Le reste est poésie ou nostalgie."

(Extraits de l'éditorial "Vers l'Europe", paru dans l'aube du 14 février 1948)
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"Il ne suffit pas que tous les totalitarismes soient parents
en quelque manière pour que le panslavisme soit un pangermanisme,
ni le communisme à l'image du nazisme.
(..)
Le panslavisme est , pour la Russie, un impérialisme défensif. (..)
Il ne porterait donc en lui la fatalité de la guerre que s'il trouvait
devant lui des champs ouverts (..) 
Mais que les champs soient gardés par une défense concertée, 
et Staline qui, lui, sait calculer les risques, condamnera l'issue qu'il redoute."

(Extraits de l'éditorial "Qui nous ôtera la pierre?" 
paru dans l'aube des 28-29 mars 1948)
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" S'il est bon de gagner de remporter des succès électoraux (..),
c'est -sur le plan moral qui seul compte en définitive- gagner une victoire plus difficile et plus profonde que de conquérir, 
fût-ce au prix des plus lourds sacrifices, droit de cité dans la République, pour les forces spirituelles.

(..)
Parce que le communisme est un attentat permanent
contre la personne humaine,
combattons-le sans relâche!
Mais parce que les communistes sont des personnes humaines,
ne les haïssons pas, 
si haineux qu'ils soient envers nous.
Parce que le général de Gaulle a gardé la France, conservons lui
notre gratitude et notre respect.
Mais parce que le RPF est un parti politique dont les méhodes permanentes 
et les objectifs variables ne sont pas ceux du gaullisme
et de la Résistance, 
nous préserverons, surtout maintenant, en face de lui, 
toute notre indépendance et toute notre intégrité.
(..)
Parce que la République n'est à nos yeux vivante 
que dans la mesure où elle devient pleinement sociale
et pleinement familiale, 
soyons, surtout maintenant, à l'intérieur du gouvernement
et de la majorité, 
les défenseurs intraitables des communautés naturelles et des déhérités!
Défense républicaine et justice sociale, mais toujours l'une et l'autre,
et jamais l'une sans l'autre."

(Extraits du discours de Maurice Schumann 
prononcé la première journée du Vè congrès national du MRP,
 publié dans l'aube du 27 mai 1949)

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"La force de la doctrine dont se réclame l'épiscopat français procède,
avant tout, 
de ce qu'elle évite la faute majeure qui consiste à mettre les réalités économiques 
en opposition avec la justice sociale. (..)

La formule des deux blocs est aussi détestable sur le plan social
que sur le plan politique.
(..) Osera t'on, comme de coutume, censurer les cardinaux
et archevêques de France 
parce qu'ils ont eu la témérité de rappeler que léser la justice sociale, 
c'est ouvrir la route à la violence?"

(Extraits de l'éditorial "Un péril: l'épuisement des travailleurs", 
paru dans l'aube du 17 mars 1950)
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"Les partis qui n'éprouvent jamais un malaise, ce sont ceux qui, 
ou bien sont, ou bien veulent être un parti unique.
Mais les gens dont nous sommes, qui veulent convaincre
et non pas contraindre,
qui savent que le plus sûr moyen de faire le malheur d'autrui est  
de prétendre faire son bonheur malgré lui,
ceux qui savent qu'il n'y a pas de vrai démocrate sans une forte dose
de patience et de confiance
et qu'il n'y a pas non plus de bon démocrate
sans une soif impatiente de la justice,
ceux-là oui, à chaque moment de leur vie (..), 
ils éprouvent un salutaire et nécessaire malaise."

(Extraits du discours de Maurice Schumann au VI è congrès national du MRP,
publié dans l'aube du 19 mai 1950)
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"Je suis en désaccord avec le général de Gaulle
lorsqu'il parle comme un chef de parti.
Mais je suis en accord avec le général de Gaulle
lorsqu'il parle comme autrefois.
Dans une phrase de sa déclaration d'avant-hier, je retrouve
la résonance de l'appel du Dix-huit Juin:
"Quand on a l'âme et le corps solides, on peut supporter des revers.
Mais on ne saurait y souscrire sous peine d'être entraîné
par la chaîne des abandons."
(..) La Corée n'est pas la Tchécoslovaquie,
la Chine de Mao Tsé Toung n'est pas l'Allemagne d'Hitler
et l'ONU n'est pas la SDN.
Mais en 1950 comme en 1938, la capitulation ménerait
infailliblement à la guerre, 
et la fermeté demeure la condition même de toute négociation."

(Extraits de l'éditorial "La chaîne des abandons", 
paru dans l'aube du 6 décembre 1950)
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"Le mystère de Noël (..) nous interdit l'inquiétude passive puisqu'il nous apporte, 
avec la vie qui ne finit point, la rédemption, 
et qu'il la met à la portée de nos âmes et de nos mains.
Mais il nous ordonne l'inquiétude active, ou plutôt agissante, puisqu'il nous dit que, pour nous, Dieu ne peut rien sans nous.
(..)
Les routes percées par la haine et l'orgueil ne mènent jamais à rien:
les cadavres qui les jonchent finissent par les obstruer.
Quand nous cultivons, en nous et hors de nous, l'amour de la France,
nous n'oublions pas que l'immortalité est promise aux âmes,
et non pas aux nations."

(Extraits de l'éditorial Le Noël sur la route, 
paru dans l'aube des 23/24 décembre 1950)
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"Lorsque le général de Gaulle fonda le R.P.F., 
la conscience de chaque militant du M.R.P. fut déchirée
par un drame intime. 
Il était terriblement douloureux, pour ceux qui avaient été-
dans la Résistance intérieure ou extérieure- les compagnons
de l'homme du Dix-Huit Juin, 
de le voir s'engager sur une route où ils seraient moralement
hors d'état de le suivre. 
Mais, d'autre part, ils n'avaient pas le droit d'abandonner-
quel que dût être le prix 
de leur fidélité-l'héritage qui leur était confié: 
or, que serait devenue la tradition démocratique d'inspiration chrétienne 
sans un corps pour l'incarner, sans une force pour la défendre?

(Début de l'éditorial "La meilleure habileté", 
paru dans l'aube du 15 mars 1951)
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"A travers toutes les luttes renouvelées, toutes les souffrances endurées, tous les sacrifices consentis, deux problèmes se posent, inexorables,solidaires:
l'acceptation ou le refus du totalitarisme;
le refus ou l'acceptation de la justice sociale.
Dans cette perspective, l'effort entrepris pour garantir la liberté de l'enseignement
 prend un relief particulier:
il exprime, à la fois, la répudiation du totalitarisme e
t l'exigence de la justice sociale. 
Il rassemble, en lui seul, les deux combats, trop souvent dissociés,
que la personne humaine doit mener pour sa sauvegarde. 
Loin d'être une survivance des temps révolus,
la liberté de l'enseignement est, par excellence, 
le problème du XX è siècle."

(Extraits de l'éditorial "On finira par nous donner raison", 
paru dans l'aube du 3 avril 1951)
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"Le système électoral qui casse la France en deux blocs artificiels serait, 
demain comme hier,
le mieux fait pour la livrer aux périls suprêmes,
tout en la condamnant à la stagnation."


(Conclusion de l'article" les élections cantonales confirment 
la condamnation du scrutin d'arrondissement", 
paru dans Paris-presse du 29 avril 1955)
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Sous la Vè République...

"Pour les Français qui sont morts en criant:"Vive de Gaulle!",
le gaullisme n'était pas 
l'attachement inconditionnel à un homme que la plupart d'entre eux n'avaient jamais vu, 
mais l'expression parfaite de leur propre liberté. 
Un nom symbolisait pour eux le refus de la servitude
et l'acceptation du sacrifice. 
(..)
L' Appel n'était lancé qu'à des hommes entièrement libres
de n'y pas répondre, 
et qui ne pouvaient être contraints par aucune loi humaine. 
L'essence du gaullisme procède de cette origine.
Le gaullisme est -au sens propre et total d'un terme (..)-
une philosophie de l'engagement.
(..) En 1940, le gaullisme n'était pas seulement la Résistance (..)
 La maxime sur laquelle la France Libre fut édifiée (..)
est la continuité de la présence française dans la guerre. 
Il en résultait nécessairement, d'abord que personne n'avait le droit de ravir à la France sa juste part de la victoire commune, 
ensuite que le premier effet de cette victoire serait, non pas d'imposer au peuple français un régime préfabriqué, mais de lui rendre la parole.
Le souvenir de cette promesse, et de la manière dont elle avait été tenue, aurait dû suffire à convaincre ceux qui nourrissaient, il y a un an,
la crainte ou l'espoir de voir le général de Gaulle reconquérir le pouvoir
par un coup d'Etat."

(Extraits de l'article" Le gaullisme? Le contraire d'une dictature",
 paru dans Paris-presse du 9 juin 1959)
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"L'absence de ressentiment est la meilleure arme de la patience,
l'ouverture d'esprit le plus inexpugnable des refuges,
et la tolérance un chemin qui mène à tout,à la condition d'y rester."

(Conclusion de l'article "Edgar Faure en 1962" paru dans Réalités de février 1962)
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"Je ne suis jamais si heureux que quand j'entends le général de Gaulle
me dire du bien de Pierre Pfilmlin.
La vie publique m'a souvent divisé contre moi-même.
Elle me devient très douce quand elle me permet de concilier
sans effort mes allégeances et mes amitiés."

(Ainsi commence l'article "Pierre Pflimlin:le plus tolérant des hommes têtus", 
paru dans Réalités de mai 1962) 
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"La famille française des démocrates d'inspiration chrétienne est aujourd'hui dispersée.
(..) Il est bon qu'aucun de nous ne cherche à ranimer des cendres. 
Il serait triste que chacun de nous ne cherchât pas à entretenir
la flamme en se retrouvant, 
autour d'un seul et même foyer, avec ceux auxquels Marc [Sangnier] 
a enseigné que 
la politique n'est rien si elle cesse d'être le sacerdoce de notre vie.
Telle est selon moi, la vocation du Sillon catholique
qui a su mériter son beau nom."

(Extraits de l'article "marqués du même signe",
 paru dans l'âme populaire d'avril 1978)
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"Si je devins le premier président national du Mouvement républicain populaire 
après avoir été le porte-parole du général de Gaulle, 
c'était parce qu'il y avait une parenté profonde entre la démocratie d'inspiration chrétienne et le gaullisme: 
en parlant du "levain qui fera lever toute la pâte" ,
Marc Sangnier avait inventé une image qui s'appliquait à l'une comme à l'autre;
les démocrates-chrétiens avaient assuré la continuité
de la présence des catholiques 
dans la famille républicaine,
le Général et les premiers volontaires qui l'entouraient 
la continuité de la présence française dans le camp de la victoire finale.
Ces deux choix essentiels qui ont éclairé ma vie
m'ont pénétré de la même certitude:
celle d'appartenir à une minorité de témoins qui ont conscience d'être une avant garde
parce qu'ils ont l'avenir pour complice."

(Extraits de l'article "La pensée politique de François Mauriac",
 
paru dans La Revue des deux mondes de novembre 1980)
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"Puisse la régionalisation devenir au moins un instrument
moins imparfait de la lutte 
contre le sous-emploi,
au lieu de rester le champ clos d'un duel permanent entre Paris et les capitales régionales!
(..)
Il en va de la région comme de l'Europe:
il faut la faire sans défaire la France."

(extraits de l'article "Des élections régionales à la plaie du chômage", 
paru dans La Revue des deux mondes de février 1992) 
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"-Quel est votre mot préféré?
-France.
-Le mot que vous détestez le plus?
-Haine.
-Votre occupation privilégiée?
-Le travail.
-Votre personnage historique favori?
-De Gaulle.
-Vos écrivains préférés?
-Racine, Bergson et Mauriac.
-Quel est le principal trait de votre caractère?
--Le besoin de croire et d'aimer.
(...)
-Votre drogue favorite?
-Le travail.
-Quel est le métier que vous n'aimeriez pas faire?

-Rentier.
-Qu'allez-vous faire ou qu'avez-vous fait de vos vacances?
-Je n'ai jamais pris et ne prendrai jamais de vacances."

(extraits d'un entretien paru dans La Voix du dimanche des 2/3 août 1992)
________________________________________________________________

"En 1918, la France a gagné la bataille 
avant de perdre une victoire trop chèrement acquise;
en 1945, la France, après une bataille perdue,
a gagné, selon l'expression du général de Gaulle, une guerre de trente ans."

(Extraits de l'article "Paradoxe sur deux victoires"
 paru dans La Revue des deux mondes de novembre 1995)

_____________________________________________________

"Le mot Europe [est ] devenu le plus ambigu de la langue diplomatique.
(..)
Le choix doit être fait clairement entre les deux branches
d'une alternative fondamentale:
ou bien une Communauté authentique, c'est à dire protégée (..)
ou bien une Europe qui ne s'élargit que pour abdiquer
et ne s'unit que pour s'offrir.
(..)

L' Europe communautaire est l'antidote du libéralisme mondial
ou n'est rien.
(..)
Robert Schuman ne se lassait pas de redire que seule la conscience
d'un danger commun 
pouvait inciter l'Europe à se construire et les Européens à s'unir.
Aujourd'hui la menace vient d'un mythe qui se transforme en piège:
le libre-échangisme effréné.
Pour l'appeler par son nom, la France n'aura jamais le verbe trop haut."

(Extraits de l'article "L'Europe ou la frénésie libre-échangiste: il faut choisir",
paru dans La Revue des deux mondes de décembre 1995)
________________________________________________________________


" Quand les Etats abandonnent les prérogatives de leur souveraineté 
au bénéfice d'une institution 
qui n'a ni les moyens, ni la possibilité, ni la volonté de les exercer aujourd'hui à leur place,
ils se condamnent à l'impuissance, donc à l'amertume."

(Extraits de l'article "1996: "Refonfation" ou mort de l'Europe communautaire!" 
paru dans La Revue des deux mondes de février 1996)
____________________________________________________________________

"Les hommes de bonne volonté risquent de se laisser aller  insensiblement  
à passer de la réconciliation au renoncement, 
comme si l'Union [européenne] nécessaire n'était pas
un pacte entre Etats
responsables du destin propre des peuples qu'ils représentent .
(..)
La bureaucratie bruxelloise a réussi un tour de force, 
elle ajoute à une réglementation tatillonne pour ce qui concerne les détails
une indifférence totale, voire un refus systématique pour ce qui concerne
la protection de la Communauté
et surtout des Etats directement menacés contre toutes les formes de la concurrence déloyale.
(..)
Etablir ou rétablir la prééminence du Conseil des ministres est désormais le premier devoir.
(..)
Le libéralisme échevelé [serait] fatal d'abord à l'Europe sociale
et bientôt à l'Europe tout court." 

(Extraits de l'article "De la francophonie à l'Union européenne"
 
paru dans La Revue des deux mondes  de mai 1996) 

_________________________________________________________________________

"J'aimerais que l'on puisse dire:
il est mort fils d'une patrie sans rêve de conquête 
et d'une Eglise sans inquisiteurs.
Il est mort  fou de la France 
et catholique romain."

Par Christian Hocq - Publié dans : Maurice Schumann: citations
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Dimanche 24 juin 2007

 [Cette bibliographie ne prétend pas être exhaustive ]

Etudes centrées sur Maurice Schumann:

Deux mémoires de maîtrise existent:


-MICHAU François-Xavier,
Maurice Schumann de 1911 à 1940,
 l'homme et ses écrits,
Université de Lille 3,  sous la direction d'Yves-Marie Hilaire, 1985

-TELLIER Thibault, Maurice Schumann 1939-1945, une voix dans la nuit, 
Université de Lille III, sous la direction de Jean-François Sirinelli, 1991
(On peut les consulter à la médiathèque de Tourcoing 
comme à la bibliothèque de Lille 3)

_______________________________________


-RIMBAUD Christiane, Maurice Schumann, sa voix, son visage, 
Paris, Odile Jacob, 2000, 288 p.
(recueil surtout de confidences)

-Espoir, la  revue de la Fondation et de l'Institut Charles de Gaulle, 
a consacré presque tout son numéro 128, celui d'octobre 2001,
à Maurice Schumann.
( Ecrire au 5, rue de Solférino 75007 PARIS )

-l'Association Maurice Schumann publie, depuis sa fondation en 2000, 
des brochures sur Maurice Schumann. 
 
( Ecrire au siège de l'Association: 7 rue  Léon Salembien 59200 TOURCOING ) .


-l'Université Lille 3 a publié, en février 2009,
les actes du colloque du 30 novembre 2007
consacré à Maurice Schumann.
Pour se les procurer, contacter le CEGES,
Centre de Gestion de l'Edition scientifique de Lille 3,
03
20 41 64 67
ceges@univ-lille3.fr


 

Etudes sur la période d'avant-guerre


-CHAUNU Jean,
Christianisme et totalitarismes en France
dans l'entre-deux-guerres(1930-1940).
tome 1, Esquisse d'un jugement chrétien du nazisme,
Paris, F. Xavier de Guibert, 2008, 347p.
tome 2, Le paradigme totalitaire,
Paris, F.Xavier de Guibert,2009,309 p.

-GUERRIER Claudine, La Jeune République de 1912 à 1945
Thèse d'Histoire de l'université de Paris II, 1979, 3 volumes.
( Non publiée, cette thèse peut être consultée à l'Institut Marc Sangnier, 
38 bd Raspail, 75007 Paris. 
Lire surtout le 3è volume, le seul qui fasse référence à Maurice Schumann).

-NAQUET Emmanuel,
Un mouvement typique de la France
de l'Entre-deux-guerres: la
LAURS,
Mémoire de maîtrise dirigé par René REMOND, J.F.SIRINELLI
et J.J.BECKER,
Université de Paris X Nanterre, 1987, 2 volumes.

-REMOND René, Les catholiques dans la France des années 30,
Paris, Cana, rééd.1979, 273p.

-SIRINELLI Jean-François, G
énération intellectuelle.Khâgneux
et Normaliens dans l'entre-deux-guerres
,
Paris, Fayard, 1988, 722 p. 
(Thèse qui contient plusieurs informations s
ur le jeune Maurice Schumann)




Etudes sur l'agence Havas 
à laquelle Maurice Schumann a appartenu
entre 1932 et 1939


En introduction,on consultera avec profit
PIGEAT Henri, Les agences de presse.
Institutions du passé ou médias d'avenir?,

Paris, La Documentation française, 130 p.

-Les archives de l'agence Havas (branche information),
Paris, SEVPEN,1969, 270 p.
 
( inventaire, réalisé par Isabelle BROT, de celles conservées
par les Archives nationales.
Elle comprend une introduction relatant quelques grandes dates
de l'Agence ).

-FREDERIX Pierre,
Un siècle de chasse aux nouvelles. 
De l'agence d'Information Havas à l'Agence France-Presse 1835-1957
,
Paris, Flammarion, 1959, 444 p.. 
(Le principal livre existant relatant l'histoire de la branche information de l'agence Havas.)

-LEFEBURE Antoine, Havas,les arcanes du pouvoir,
Paris, Grasset, 1992, 406 p.
( Livre rédigé après consultation d'une partie du fonds Havas des Archives nationales).

  

Etudes sur le journalisme et  sur des journaux 
auxquels Maurice Schumann a collaboré avant-guerre


-DELPORTE Christian, Les journalistes en France 1880-1950.
Naissance et construction d'une profession.
Paris, Seuil, 1999, 454 p.
(La synthèse de référence sur le métier
que Maurice Schumann a  revendiqué jusqu'à sa mort)
_________________

-COUTROT Aline,
Un courant de la pensée catholique, l'hebdomadaire "Sept" (mars 1934-Août 1937),
Paris, Cerf, 1961, 334 p. 
rééditée sous le tître Sept, Un journal, un combat,
Paris, éd. Cana, 1991, 261 p.
(Thèse  sur cette revue dominicaine à laquelle Maurice Schumann
a collaboré)

-DELBREIL Jean-Claude, La Revue "La Vie intellectuelle",
Paris, Cerf, 2008, 160 p.
(lire notamment le 14è chapître consacré entièrement
à Maurice Schumann).

-MAYEUR Françoise, L'aube. Etude d'un journal d'opinion 1932-1940
Paris, Armand Colin, 1966, 236 p.
( Bien que Maurice Schumann n'ait collaboré à ce quotidien qu'à partir de 1944, il est cité dans cette thèse car il a participé à un livre collectif sur la Tchécoslovaquie, publié aux éditions de l'aube en 1938, après
les accords de Munich)

-SEVEGRAND Martine, Temps présent: une aventure chrétienne
(1937-1947). Tome I: un hebdomadaire
(
1937-1947),
Paris,Temps présent, 2006, 324 p.
(Temps présent est la revue qui a succédé à Sept sans, cette fois, engagé la responsabilité des dominicains.)



Etudes sur la France Libre, la radio ou autres livres traitant de  la Seconde guerre mondiale éclairant l'engagement de Maurice Schumann


- BONNERY  Audrey, La France de la BBC, 1938-1944,
thèse d'Histoire de l'université de Bourgogne, sous la direction
de Serge Wolikow, 2005, 3 vol.

- CAITUCOLI Georges (dir.), 
La France au combat de l'Appel du 18 juin à la victoire
Paris, Perrin, 2007, 850 p.
(Ouvrage collectif contenant plusieurs références
à Maurice Schumann)

-CREMIEUX-BRILHAC Jean-Louis, La France Libre , Paris,Gallimard,1996 
( réédité  en deux volumes de poche en  2001).
(Ecrit par un ancien de la France libre qui est aussi historien.)

-CREMIEUX -BRILHAC Jean-Louis, "Ici Londres..Les voix de la liberté",
Cinq volumes,Paris, La Documentation française, 1975.
( D'abord, ce recueil contient près de 300 allocutions de Maurice Schumann à la BBC, soit davantage qu'Honneur et Patrie,
Ed. du Livre français, 1946, 
ou La Voix du Couvre Feu, Plon,1964 
qui en contiennent  seulement une centaine,
presque les mêmes d'ailleurs. 
Ensuite, les allocutions de Maurice Schumann, comme les autres, sont replacées, à chaque fois, dans leur contexte,
après que Jean-Louis CREMIEUX-BRILHAC ait rédigé
une présentation générale au début du premier volume. 
Enfin, Maurice Schumann a rédigé l'introduction du 5è volume). 

-DUQUESNE Jacques, Les Catholiques français sous l'occupation
Paris, Grasset, 1966, nouvelle édition revue et enrichie 1996. 
( Analyse d'un journaliste)


-ECK Hélène (dir. ),
La guerre des ondes. Histoire des radios 
pendant la Deuxième Guerre mondiale

Paris, Armand Colin et Bruxelles, Complexe,1985, 382 p.

-LUNEAU Aurélie, Radio Londres 1940-1944. Les voix de la liberté,
Paris, Perrin, 2005,354 p.
(Thèse contenant beaucoup de références à Maurice Schumann.)

-MARCOT François, ( dir.), Dictionnaire historique de la Résistance, 
Paris, Robert Laffont, 2006, 1188 p.
(L'entrée Maurice Schumann a été rédigée par Aurélie LUNEAU)

-POZNANSKI Renée,
Propagandes et persécutions. La Résistance
et "le problème juif",1940-1944,
Paris, Fayard, 2008, 785 p.
(Cette historienne israélienne y cite plus d'une trentaine de fois
 Maurice Schumann,après avoir lu la plupart de ses allocutions au CNRS-IHTP)




Témoignages de journalistes de la célèbre émission 
"Les Français parlent aux Français". 
Bien que Maurice Schumann n'en ait pas fait partie,
ils l'évoquent à plusieurs reprises:



-BAUER Franck, 40 à Londres. L'espion qui venait du jazz, 
Paris,Bayard, 2004, 480 p.

-DAC Pierre,
Un Français libre à Londres en guerre
Paris, éditions France Empire, 1972, 316 p. 

-GILLOIS André, Histoire secrète des Français à Londres
de 1940 à 1944
,
Paris, Hachette, 1973, 308 p.

-MARIN Jean, Petit bois pour un grand feu. Mémoires,
Paris, Fayard, 1994, 572 p.

-OBERLE Jean, "Jean Oberlé vous parle.".. 
Souvenirs de cinq années à Londres,
 
Paris, La Jeune Parque, 1945, 314 p.


Autres témoignages:


-BLOCH Pierre, Londres, capitale de la France libre
Paris, éd.Carrère-Michel Lafon, 1986, 205 p.

-BRET Paul-Louis,
Au feu des événements.
Mémoire d'un journaliste. 
Londres-Alger 1929-1944,
Paris, Plon,1959, 444 p.
(Regard très critique vis à vis du gaullisme de guerre.
Cela contribue à expliquer que Bret évoque assez peu
Maurice Schumann, bien qu'il ait été son patron
quand Maurice Schumann travaillait à Londres pour Havas ) .

-MENGIN Robert,
De Gaulle à Londres vu par un Français libre,
 Paris, La Table ronde,1965, 346 p.
(Regard aussi très critique du gaullisme de guerre,
mais contient plusieurs informations  sur Maurice Schumann).

-PASSY colonel, Mémoires du chef des services secrets de la France libre, Paris, Odile Jacob, 2000,806 p.
(Riche en informations, même s'il présente sans sympathie
Maurice Schumann...)

-TORRES Tereska, Les années anglaises. Journal intime de guerre 1939-1945,Paris, Seuil, 1981, 278 p.
réédité sous le tître Une Française libre.Journal 1939-1945,
Paris, Phébus,2000.
(Ce journal d'une jeune femme des FFL comprend une quinzaine
de références à Maurice Schumann qu'elle a bien connu à Londres)



Etudes sur le MRP dont Maurice Schumann
a été le premier président national
et sur les principaux dirigeants du MRP:


-BERSTEIN Serge, MAYEUR Jean-Marie, MILZA Pierre (dir.),
Le MRP et la construction européenne, 
Bruxelles,Ed. Complexe, 1993, 366 p. 
 

-BETHOUART Bruno, Le MRP dans le Nord-Pas de Calais 1944-1967
Dunkerque, Ed. des Beffrois, 1984, 165 p.

-BEZIAS Jean-Rémy,
Georges Bidault et la politique étrangère
de la France 1944-1948,
Paris, L'Harmattan, 2006, 522 p.

-BICHET Robert, La démocratie chrétienne en France.
Le Mouvement
républicain populaire,
Besançon, Jacques et Demontrond, 1980, 392 p.

-CADIOT Jean-Michel,
Francisque Gay et les démocrates
d'inspiration chrétienne 1885-1963,
 
Paris,Salvator, 2006, 554 p.
(Contient de nombreuses références à Maurice Schumann, 
plus encore que celles notées dans l'index).

-LE DORH Marc,
Les démocrates chrétiens français
face à l'Europe 1944-1957.Mythes et
réalités,
Paris, L'Harmattan, 2005, 560 p.
(Thèse qui comprend des centaines de références à
Maurice Schumann)

-LETAMANDIA Pierre, Le Mouvement Républicain Populaire.
Histoire d'un grand parti français
, Paris, Beauchesne, 1995, 382 p.
(Thèse  publiée près de vingt ans après sa soutenance...
et  le décès de son auteur.)
  

-La revue Le MRP vous parle! , rédigée par Jacques PARINI, contient
dans chaque numéro jusqu' à celui de décembre 2008 (n°119), "l'histoire secrète des députés MRP", c'est à dire leurs débats internes. 
(Ecrire à l'Amicale du MRP, 133 bis rue de l'Université, 75007 Paris.
 )


Etudes sur de Gaulle, les gaullistes et le gaullisme

La bibliographie la plus complète sur les gaullistes et le gaullisme
a été réalisée par l'A.N.R. GAULHORE
( "Gaullistes: hommes et réseaux") dirigée par Bernard LACHAISE (Bordeaux III) à l'adresse suivante :
www.gaulhore.fr


-ANDRIEU Claire, BRAUD Philippe, PIKETTY Guillaume (dir.), 
Dictionnaire De Gaulle, 
Paris, Robert Laffont, 2006, 1266 p.
( L'entrée Maurice Schumann a été écrite par Bruno BETHOUART.)
 
-SABATIER Guy ,RAGANEAU Philippe, Le dictionnaire du gaullisme
Paris, Albin Michel, 1994, 508 p.
(ouvrage écrit par des gaullistes)
________________________________


-BERSTEIN Serge, Histoire du gaullisme
Paris, Perrin, 2001 (rééd. en poche en 2002)
(Analyse critique. ).

-BROCHE François, Les hommes de De Gaulle.
Leur place, leur rôle

Paris, Pygmalion, 2006, 274 p.
(Contient beaucoup de références à Maurice Schumann).

-CHARLOT Jean, Le gaullisme d'opposition 1946-1958,
Paris, Fayard, 1983,436 p.
(Contient près d'une trentaine de références
à Maurice Schumann)

-GUICHARD Jean-Pierre, De Gaulle et les mass média,
Paris, éd. France-Empire,1985,388p.

-PLANTET (dir.),De Gaulle et les médias,Paris, Plon, 363p.
(actes d'un colloque organisé en 1992
par l'Institut Charles de Gaulle)

-QUAGLIARIELLO Gaetano, La religion gaulliste,

Perrin, Paris, 2006, 605p. (trad.)
____________________________________________________________

Témoignages

 

-FOCCART Jacques, Tous les soirs avec de Gaulle.

Journal de l'Elysée.tome I. (1965-1967),

Paris, Fayard-Jeune Afrique,1997, 814p.
-FOCCART Jacques, Le Général en mai, Journal de l'Elysée.
tome II (1968-1969),

Paris, Fayard-Jeune Afrique, 1998,791p.

-FOCCART Jacques, Dans les bottes du Général, Journal de l'Elysée, tome III (1969-1971),
Paris, Fayard-Jeune Afrique, 1999, 792p.
-FOCCART Jacques, La France pompidolienne, Journal de l'Elysée,
tome IV
(1971-1972),
Paris, Fayard-Jeune Afrique, 651p.
-FOCCART Jacques,
La fin du gaullisme,Journal de l'Elysée,
tome V (1973-1974),
Paris, Fayard-Jeune Afrique, 2001,651p.

-GUY Claude, En écoutant de Gaulle. Journal 1946-1949,
 Paris, Grasset,1996, 522 p. 
( Ancien officier d'ordonnance puis aide de camp du Général, Claude Guy  relate ici des propos privés, parfois très durs, de De Gaulle sur son ancien porte-parole qui a toujours refusé de le rejoindre au RPF.
Certes,"Ne tenons pas des boutades pour des confidences" (Malraux), 
mais il ne s'agit pas toujours de boutades...) .

-MAURIAC Jean, L'après- de Gaulle, Notes confidentielles 1969-1989
Paris,Fayard, 2006, 540 p.

(Contient plusieurs confidences de gaullistes comme Debré
ou Couve de Murville sur Maurice Schumann) .

-MAURIAC Jean, Le Général et le journaliste,
Paris, Fayard, 2008, 308 p.

-PEYREFITTE Alain, C'était de Gaulle, Paris, Editions de Fallois
et Fayard,

t.1, 1997, 612 p.

t.2, 1997, 654 p.

t.3, 2000, 680 p.

-TERRENOIRE Louis, De Gaulle 1947-1954,
pourquoi l'échec? Du RPF à
la traversée du désert,
Paris, Plon, 1981, 328 p.


Maurice Schumann ayant été le premier
des ministres des Affaires étrangères 
du Président Pompidou
,

signalons  ...

BELY Lucien, SOUTOU Georges-Henri, THEIS Laurent,
VAISSE Maurice ( dir. )
Dictionnaire des ministres des Affaires étrangères 1589-2004
Paris, Fayard, 2005, 633 p.
( L'entrée Maurice Schumann a été rédigée par Eric ROUSSEL )

DIALLO Thierno, La politique étrangère de Georges Pompidou,
Paris, L.G.D.J., 1998, 271p.

Georges Pompidou et l'Europe, Bruxelles, Complexe, 1995, 692 p.
( publication des actes d'un colloque sur ce thème 
organisé par l'Association Georges Pompidou les 25 et 26 novembre 1993) .


___________________________________________________________________


On consultera aussi avec profit...

BARRE Jean-Luc , Jacques et Raïssa MARITAIN, Les mendiants du Ciel, Stock, 1995, 660p.
---------------------------------------------------------------------------

-BARTHELEMY-MADAULE Madeleine, Marc Sangnier, 1873-1950, Paris, Seuil,1973,302p.

-DELBREIL Jean-Claude,  Marc Sangnier: témoignages,
Paris, Beauchesne, 1997, 407p.
(Maurice Schumann y accorde un long entretien )
---------------------------------------------------------------------------

-DALLOZ Jacques, Georges Bidault,biographie politique, 
Paris,L'Harmattan, 2000, 468p.

-DEMORY  Jean-Claude, Georges Bidault, Paris, éd.Julliard, 1995
---------------------------------------------------------------------------

AURIOL Vincent, Mon septennat,1947-1954 Gallimard, 1970
-----------------------------------------------------------------------

ULLMANN Bernard, Jacques Soustelle, Paris, Plon, 1995, 444p.

-------------------------------------------------------------------------

PETREMENT Simone, La vie de Simone Weil, Paris, Fayard, 710 p.
(C'est la biographie la plus complète sur cette philosophe.
Maurice Schumann y est cité une vingtaine de fois)
---------------------------------------------------------------------

TELLIER Thibault, Paul Reynaud, Paris, Fayard, 1980,888p.
(la meilleure biographie sur cet homme politique.
Le livre a été couronné par l'Académie française)
---------------------------------------------------------------------

BEDARIDA Renée et RIOUX Jean-Pierre,
Pierre Mendès France et le mendésisme,
Paris, Fayard, 1985
--------------------------------------------------------------------------

LACOUTURE Jean, François Mauriac, Paris, Seuil, 1980, 644p.
-------------------------------------------------------------------------

POIDEVIN Raymond, Robert Schuman,homme d'Etat 1886-1963, 
Imprimerie nationale, 1986
--------------------------------------------------------------------------

-LACOUTURE Jean, de Gaulle,3 vol. Paris, Seuil, 1983-1986


-ROUSSEL Eric, Charles de Gaulle, Gallimard, 2002, 1032p.
---------------------------------------------------------------------

-COINTET Jean-Paul, LACHAISE Bernard,
LE BEGUEC Gilles, MAYEUR Jean-Marie (dir.),
Un politique: Georges Pompidou, Paris, PUF, 2001, 436 p.

-ROUSSEL Eric, Georges Pompidou, Paris, Perrin,rééd. 2004,688p.

-----------------------------------------------------------------------

MASSON Catherine, Le cardinal Liénart, évêque de Lille 1928-1968,
Paris, Cerf, 2001

Tous ces ouvrages contiennent plusieurs références 
à Maurice Schumann.
 



On consultera également avec profit
les histoires politiques
des IVè et Vè Républiques, en particulier...


ELGEY Georgette, La République des illusions, 1945-1951,
Paris, Fayard, 1965
ELGEY Georgette, La République des contradictions 1954-1959
Paris, Fayard, 1968
ELGEY Georgette, La République des tourmentes, 1954-1959,
2 vol.,Paris, Fayard, 1992 et 1997.
---------------------------------------------

CHAPSAL Jacques, La vie politique sous la Vè République, PUF, 1992

SUR Serge, La vie politique en France sous la Vè République,
Paris, Ed. Montchrestien,
rééd. 1998, 652p.


____________________________________________________________________

Sources audiovisuelles


-Maurice Schumann est un des acteurs du documentaire
d'Yves CIAMPI,
Les compagnons de la gloire (1945), distribué par Paramount.
Ce film d'1h.05-dont Maurice Schumann fait le commentaire- 
retrace les campagnes de la division Leclerc,
de l'Afrique à l'Allemagne.


 -Un film de 26 minutes  sur lui a été réalisé en 1993 
par Jean-Louis FOURNIER. 
Il a été produit par Cercle bleu et diffusé sur France 3, 
dans la série "Portraits intimes".

Il s'agit d'entretiens avec Maurice Schumann réalisés
au Sénat et à Tourcoing
cinq ans avant sa mort,
et non d'une rétrospective de sa vie.

 

 

Par Christian Hocq - Publié dans : Maurice Schumann:indications i
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Mardi 10 juillet 2007
Colloque organisé par l'Association Maurice Schumann, 
(Francis Delannoy, Guy Hellin)

l'IRHIS,Institut de Recherches historiques 
du Septentrion- Lille III,

(Martine Aubry, Thibault Tellier),

l'ULCO, Université Littoral-Côte d'Opale, 
(Bruno Béthouart),

l'Ecole nationale des douanes 
et la ville de Tourcoing
(Véronique Grüneissen, Jean-Robert Jourdan).
________________________________________

Tourcoing 30 novembre 2007,
Ecole nationale des douanes.



Programme

MATIN

9 h 00- Ouverture de la séance par Monsieur le maire de Tourcoing,
Jean-Pierre BALDUYCK 
et le directeur de l'Ecole nationale des douanes, Georges CLAUSTRE

9h.15  Présentation, par Yves-Marie HILAIRE (Université de Lille III)

9h.30  Président de séance Daniel DUBUISSON
(IRHIS-Université de Lille III)  

-Christiane RIMBAUD (écrivain),  
Les racines de Maurice Schumann
-Christian HOCQ (professeur d'Histoire préparant une thèse
sur Maurice Schumann), 
Le journaliste à l'agence Havas
-
Yves-Marie HILAIRE (Université de Lille III),  
Le Chrétien face au nazisme
Discussion

11 h-Pause
11h.15
-Michel ANFROL (journaliste, Président des amis
de la Fondation Charles de Gaulle), 
Maurice Schumann: Londres, la BBC
-Bruno BETHOUART (ULCO, Université du Littoral),  
Le MRP
-
René KNOCKAERT (Association Maurice Schumann)
L'élu parlementaire du Nord

12h.30 Témoignage (Mne HESPEL)
Discussion

APRES-MIDI

14h 15  Président de séance Bruno BETHOUART
(ULCO-Université du Littoral)

-Thibault TELLIER (Université de Lille III-IRHIS),
 
1973: une fin de carrière?
-Gabriel de BROGLIE (chancelier de l'institut de France),
 
Maurice Schumann et l'Institut de France
-Jacques LEGENDRE (Sénateur), 
Maurice Schumann et l'Europe
Discussion

16h 00-Pause
16h15
-PATRICK DELNATTE ( Conseiller général, ancien député)
Mon engagement gaulliste aux côtés de Maurice Schumann
-Christine BÖEL-SCHUMANN (la fille aînée de Maurice Schumann),  
La vie familiale
-Michel DELEBARRE (ancien ministre d'Etat)
Le conseiller régional

17h30- Témoignage (M.DUTRIEZ)
Discussion

Clôture par Bruno BETHOUART (Université du littoral-Côte d'Opale) 
et Thibault TELLIER (Université de Lille III-IRHIS
)


__________________________________________________________________


Les actes du colloque ont été publiés, 
en février 2009,
par l'Université de Lille 3.
Pour se les procurer,
contacter le CEGES,
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Par Christian Hocq
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Dimanche 2 septembre 2007

[Les dates indiquées sont celles inscrites dans les tables analytiques 
des Annales parlementaires]

Sous la IVè République,


Maurice Schumann a été Secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères 
près de trois ans de suite dans cinq gouvernements différents:


-celui du 2è gouvernement de René PLEVEN
(11 août 1951-20 janvier 1952)
-celui du premier gouvernement d' Edgar FAURE
(20 janvier 1952-14 mars 1952)
-celui du gouvernement d' Antoine PINAY
(14 mars 1952-7 janvier 1953)
Son ministre de tutelle reste, dans ces trois premiers ministères,
Robert SCHUMAN, MRP comme lui.

Dans les deux autres,
-celui du gouvernement de René MAYER
(10 janvier 1953-28 juin 1953)
-et celui de Joseph LANIEL

(2 juillet1953-19 juin 1954)
son ministre de tutelle est un autre MRP, 
Georges BIDAULT.

Sous la Vè République,

Maurice Schumann a été ministre à part entière six années:


-ministre délégué auprès du Premier ministre chargé
de l'Aménagement du territoire 
du 15 avril au 16 mai 1962, dans le premier gouvernement POMPIDOU,

-ministre d'Etat, chargé de
 la recherche scientifique 
et des questions atomiques et spatiales
 
du 6 avril 1967 au 31 mai 1968, dans le 4è gouvernement POMPIDOU,

-ministre d'Etat chargé des Affaires sociales

du 31 mai 1968 au 20 juin 1969, 
dans le 4è gouvernement POMPIDOU remanié
et le gouvernement COUVE de MURVILLE,

-ministre des Affaires étrangères 
du 22 juin 1969 au 15 mars 1973 dans le gouvernement CHABAN DELMAS 
et le premier gouvernement MESSMER.

Au total, Maurice Schumann a appartenu à des gouvernements pendant neuf ans, 
dont près de sept aux Affaires étrangères.


N.B. 
-Comme député, il a toujours appartenu à la commission des Affaires étrangères 
qu'il a présidé pendant près de dix ans d'octobre 1957 à mars 1967. 

-Par ailleurs, Maurice Schumann avait été pressenti pour succéder,
au sein du gouvernement de Gaulle, à François BILLOUX  en novembre 1945  au ministère de la Population et de la santé.
Mais Maurice Schumann avait refusé.
-Enfin, en avril 1962, la direction du MRP l'aurait obligé,
 selon Alain Peyrefitte (C'était de Gaulle ,t.I), 
à refuser le grand ministère de l'Information que de Gaulle lui avait proposé.

Par Christian Hocq - Publié dans : Maurice Schumann au gouverneme
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Vendredi 12 octobre 2007

Maurice Schumann s'est présenté, en tout, à dix élections législatives.

-De 1945 à 1956, il se présente comme
tête de liste MRP
dans
une des trois circonscriptions  du Nord, celle de Lille, 
la deuxième, la plus peuplée du département,
dans le cadre d'un scrutin proportionnel. Il n'y a qu'un seul tour.

-le 21 octobre 1945, la liste qu'il conduit obtient 41,3%
des suffrages exprimés.

-le 2 juin 1946, elle recueille 36,9%.

-le 10 novembre 1946, 28,3%.

-le 17 juin 1951, 18%.

-le 2 janvier 1956, 16,8%.

_____________________________________________________________________

L'avènement de la Vè République entraîne en 1958 un changement 
du mode de scrutin 
et un redecoupage des circonscriptions.
Maurice Schumann se présente toujours dans le département du Nord, 
mais cette fois
dans la X è circonscription 
qui correspond -à l'époque- à la seule vallée de la Lys

à savoir les cantons de Tourcoing-Nord, de Quesnoy sur Deûle
et d'Armentières.
Le mode de scrutin est désormais d'arrondissement, 
c'est à dire uninominal, majoritaire,
à deux tours si nécessaire.

-en novembre 1958, Maurice Schumann (MRP) est élu au second tour avec 43,6% des suffrages exprimés, dans le cadre d'une triangulaire 
qui l'opposait au candidat gaulliste Paul THEETTEN soutenu par le CNI 
et au candidat communiste Charles MINNEKEER.

-en novembre 1962, Maurice Schumann (MRP) est réélu
au second tour avec 57% 
face au candidat socialiste Gérard HAESEBROECK.

-en mars 1967, Maurice Schumann ( Union des démocrates Vè Rép.)
est réélu
dès le premier tour 
avec  53,4%
des suffrages exprimés.
Aucun candidat de droite ou du centre ne s'était présenté contre lui.

-en juin 1968, Maurice Schumann (apparenté UDR)  est également
réélu dès le premier tour, 
avec 52,3% des suffrages exprimés.

-en mars 1973, Maurice Schumann (apparenté UDR) est battu
au second tour
 avec 49,7% des suffrages exprimés 
par le candidat socialiste Gérard HAESEBROECK. 

A partir de novembre 1962, Maurice Schumann non seulement
n'a plus de candidat gaulliste contre lui mais il bénéficie de
l'investiture du mouvement gaulliste.
En revanche, s'il a encore obtenu en 1962 l'investiture du MRP
(non sans mal...), 
il a, à partir de juin 1968, un candidat du Centre démocrate
de Jean Lecanuet contre lui.

Par Christian Hocq - Publié dans : Maurice Schumann aux élections
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Mercredi 31 octobre 2007
Attention! Ni la durée du mandat, ni le mode scrutin aux Sénatoriales 
ne sont semblables à ceux des Législatives.
Jusqu'à la loi adoptée le 30 juillet 2003,
les sénateurs étaient élus pour 9 ans
Le mode de scrutin en métropole était, pour les départements représentés par plus de trois sénateurs*, ce qui était le cas du Nord,
la représentation proportionnelle 
avec répartition des sièges selon la plus forte moyenne.

Il n'y a donc qu'un seul tour.Les panachage et le vote préférentiel y sont interdits: on doit voter en bloc pour une liste plutôt qu'une autre. 

*Le département du Nord est représenté par 9 sénateurs en 1974, puis 11 sénateurs en 1983 et en 1992.
___________________________

En tout, Maurice Schumann s'est présenté à trois élections sénatoriales.


-Le 22 septembre 1974, Maurice Schumann (apparenté UDR)
se présente pour la première fois aux Sénatoriales.
Il est le deuxième de la liste conduite par l'UDR Pierre CAROUS,
maire de Valenciennes.
Il est élu, la liste obtenant 27, 82% des suffrages exprimés
Elle distance  la liste giscardienne et centriste  conduite par
Octave BAJEUX qui recueille 20, 73% des voix.
André DILIGENT, troisième sur cette liste, n'est pas réélu.

-Le 25 septembre 1983, Maurice Schumann (RPR) est réélu sénateur  au sein d'une liste  cette fois, d'union RPR-UDF
qui recueille 45, 60% des suffrages exprimés.
Maurice Schumann est élu sur la même liste qu'André Diligent
qui retrouve ainsi les bancs du Sénat.
(Les listes divers droite totalisent 3 % des voix).

-Le 27 septembre 1992, Maurice Schumann (RPR)  est réélu sénateur au sein de la liste conduite par le maire de Cambrai Jacques LEGENDRE
qui recueille 25, 45% des suffrages exprimés.
Ce résultat peut surprendre pour une liste d'union RPR-UDF 
(où André Diligent occupe la 2è place et Maurice Schumann la 3è).  
Mais les listes divers droite, cette fois, ont réalisé des scores élevées,
celle conduite par Alex Türk, ex-RPR, obtenant 14,5%
et celle de Georges Donnez, ex-UDF, 5, 2%.

 Remarque: à ces trois élections sénatoriales du département du Nord,
la gauche a toujours totalisé plus de la moitié des suffrages exprimées,
la liste socialiste arrivant toujours à la première place, distançant à chaque fois la liste
communiste.
Par Christian Hocq - Publié dans : Maurice Schumann aux élections
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Vendredi 16 novembre 2007

 
Les élections régionales en 1986 et en 1992 ont été organisées 
sur la base départementale,
à la proportionnelle à un seul tour.
Les 113 conseillers régionaux -72 pour le Nord
et 41 pour le Pas-de -Calais- 
ont été élus pour six ans comme ailleurs.

Maurice
Schumann a participé à deux élections régionales
dans le Nord-Pas de Calais:

-la première a eu lieu le 16 mars 1986.
Les conseillers régionaux y étaient élus 
pour la première fois au suffrage universel. 
Maurice Schumann a été un des 17 élus de la liste RPR (et CNI) conduite par le maire de Douai, Jacques VERNIER. 
Elle avait recueilli dans le Nord 21, 78% des suffrages exprimés.
A l'issue de ces élections,  Maurice Schumann a présidé le groupe RPR
de la Région, qui était dans l'opposition à la présidence socialiste
de Noël JOSEPHE. 

-la seconde élection s'est déroulée le 22 mars 1992.
Maurice Schumann y a été réélu conseiller régional,
étant un des 17 élus de la liste Union pour la France (réunissant le RPR
et l'UDF) conduite, cette fois, par le maire de Cambrai, Jacques LEGENDRE.
Elle avait recueilli 20, 64% des suffrages exprimées
Ce score peut étonner a priori car six ans auparavant, la liste RPR
et la liste UDF, présentées alors séparément, avaient totalisé 36, 5%
des suffrages exprimés. Mais, cette fois, Jean-Louis BORLOO a présenté une liste qui a réuni presque 13%.
A l'issue de ces élections, Maurice Schumann a dû céder la présidence du groupe à Jacques LEGENDRE, dans l'opposition à la présidence de Marie-Christine BLANDIN (des Verts) .
Maurice Schumann appartenait à la commission du budget - finances.




Par Christian Hocq - Publié dans : Maurice Schumann aux élections
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